Thaïlande, acte 3

Dernier volet en 3 actes de nos aventures thaïlandaises, désolé pour ce retour en arrière, j’espère au moins que je ne vous ai pas perdus…

20120713-121420.jpg14 mai : 4h de bus, 1h de bateau et nous voici dans une petite île bien tranquille dans le golfe de Thaïlande. On se posera 1 semaine dans un petit bungalow face à la plage, et je dois dire que ça sent vraiment les vacances, on avait prévenu les enfants, on terminera le voyage par 3 mois de plage, ben voilà, on y est, dans le dernier tiers de notre voyage !

Je profite de cette semaine pour passer mon premier niveau de plongée, puis finalement le 2ème aussi… Je suis tel un poisson dans l’eau, entre tortues, raies, poissons clown… J’irais même visiter l’épave d’un bateau de la 2ème guerre mondiale, dont la faune aquatique a pris possession, une vraie merveille.

Nous retrouvons à Koh Tao, Thomas et Nadia rencontrés à Don Khone au Laos, comme le monde est petit quand on voyage, cela nous est arrivé régulièrement de revoir des personnes déjà rencontrées auparavant dans le même pays, voir dans un autre pays. Comme par exemple Paul que nous avions rencontrés dans les rizières au sud du Yunnan, et que nous avons retrouvé sur les temples d’Angkor !

Koh Tao est un vrai petit havre de paix, enfin en basse saison, car j’imagine la cohue de touristes en haute saison et surtout les centaines de plongeurs envahissants l’île et ses récifs, l’ île est réputée pour donner le plus de diplômes open water au monde !!! Dire que c’était avant une prison, où les bagnards étaient laissés à l’abandon sur cette île entourée de requins ! On peut d’ailleurs encore en voir, et Lila aura la chance d’en voir un. Pour ma part, je n’aurais vu que les serpents !

Un seul problème ici, pas de sticky Rice mango, tant pis, je me rabattrai sur les rotis sorte de crêpe/pancake faite à partir de … Les boules de l’énigme n°5…Elles sont ensuite aplaties et cuites sur une plaque ressemblant étrangement à nos biligs. On y rajoute du beurre asiatique soit une espèce de margarine ( beurk), et du Nutella (miam) et le tour est joué, les enfants en étaient fans

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Entre 2 plongées, nous louerons des scooters pour essayer de faire le tour de l’île, mais nous ne pourrons aller bien loin, les routes sont tellement pourris et surtout tellement pentues, je dois dire que je n’étais pas rassurée, même Lila a préfèré descendre du scooter dans les descentes !

Nous serions bien restés un peu plus longtemps dans ce petit paradis, mais nous avons beaucoup mieux à faire : aller rejoindre ma mère et ma sœur à Krabie. Nous partons en bateau de nuit pour les rejoindre …. On nous avait vendu des billets couchettes, et effectivement, on nous a pas menti, sur le pont ce sont des dizaines de matelas à même le sol, franchement je m’attendais à pire. Nous arrivons au petit matin à Suratthani puis bus jusqu’à à Krabie.

La région est magnifique, nous retrouvons les monts karstiques, malheureusement nous ne retrouvons pas le soleil ! Nous aurions peut être du ouvrir le guide avant de donner rendez vous dans cette région, c’est la saison des pluies ! Et ici la saison des pluies c’est un peu comme Nantes au mois de novembre … Avec quelques degrés en plus, tout de même.
On se pose à l’hôtel, bizarrement pas un autre client ici. Pourtant l’endroit est magique, mais on comprendra bien vite pourquoi, impossible de se baigner, la mer est agitée et pas très propre, et entre 2 averses, nous avons un peu de soleil ! Mais nous nous passerons de soleil, il est déjà dans nos cœurs à l’idée de retrouver mamy et tata ( oh c’est beau ça ). Elles arrivent enfin, effusion de joie, embrassade et petit déjeuner !

On les laisse se reposer une journée, que nous finissons avec un apéro mi thai/mi français, au menu, saucisson, fromage, nems et riz frit ! le tout arrosé de Chang. On aurait bien bu un bon verre de rouge, mais pas de tire bouchon pour ouvrir la bouteille ramenée par mamie !

Le lendemain nous partons en bateau pour visiter les îles ( île du poulet, Koh phi phi et Koh je sais plus quoi), on part dans un hors bord qui volera littéralement sur l’eau, ça fait rire Milo, un peu moins Mamie. Elle rigolera encore moins quand après un arrêt sur une île, on verra un de ces gros hors bord s’échouer sur la plage avec tous ses occupants tant la houle est forte ! Impressionnant je dois dire de voir ces gens littéralement voler d’un côté à l’autre du bateau.
Mais les paysages lui font oublier le reste. Et puis grande première pour mamie qui mettra masque et tuba pour aller dire bonjour aux poissons, petite appréhension au début, mais très vite oubliée devant le spectacle qui s’offre devant elle. Elle est tel Milo :  » waouh, regarde là, et là, Waouh c’est beau »
Déjeuner à koh Phi Phi, ça fait rêver, mais c’est pourtant pas si beau, et surtout très champs Élysée un soir de victoire !

La houle est si forte que nous ne pourrons même pas aller voir « The Beach  » et surtout Leonardo (certains me comprendront). Grosse déception
Le lendemain après avoir subi la pluie toute la matinée, nous décidons de partir pour Koh Lanta, allons nous y survivre ???
Il nous faudra boire beaucoup de Mojito, et une bonne bouteille de vin blanc (merci Flo) pour oublier le temps pourri. Heureusement celle-ci est à vis, car toujours pas de tire bouchon ici !

Pour le plaisir de sa belle maman, Fred se transformera tour à tour en chauffeur de pick up, coiffeur et conducteur de tuk tuk… Sans problème pour les 2 premiers, le 3ème sera un peu plus difficile au début, pas facile de conduire une mobylette sur laquelle est greffée un salon à roulettes dans lequel nous logerons 4 adultes et 2 enfants ! Bon d’accord il faudra que Mamie descende pour pousser dans les côtes, mais quelle rigolade.

Nous aurons le droit aussi à la petite tempête ! Alors que nous sommes tranquillement en train de nous baigner dans la piscine, on voit au loin les nuages arriver pour une énième averse pensons nous, mais que nenni ce sera un très gros coup de vent qui prendra tout sur son passage,même la cabane en train d’être construite à côté de la piscine. Et Fred, tel un film au ralenti verra s’avancer cette cabane vers lui, il aura juste le temps de plonger sous l’eau avec les enfants avant que la cabane n’atterrisse à 2m de lui ! Plus de peur que de mal heureusement…
Un bon Mojito et ça repart, sauf l’électricité qui elle ne reviendra pas avant le lendemain, nous aurons alors le droit à notre curry fait à la lumière d’une frontale, et il était excellent, ils sont fort ces asiatiaques.


Tiens en passant, une petite recette de la salade thaï : la salade de papaye verte, que vous pouvez remplacer par : concombre, pomme verte, mangue, choux blanc…. Une vraie merveille l’été.

La salade de papaye
Ingrédients ( pour 1 personne) : 100g de papaye ou autre , 1 gousse d’ail, 1 piment, 20g de haricot long chinois ou au pire d’haricot vert, le plus important étant de les couper en morceaux de 3 cm et en biais, 30g de tomates cerises coupées en 2, 1cs sucre, 1cc de sauce poisson, 1 et 1/2 cc citron vert, 1cc de cacahouète grillées.

Écrasée l’ail et le piment , ajouter haricots et écraser encore. Rajouter tomate, assaisonner avec sucre, sauce poisson et citron vert. Mélanger . Ajouter la papaye et bien remuer.
Servez en rajoutant les cacahouètes sur le dessus.

La base de cette recette et le pilon dans lequel il est fait ici, car il n’est quasiment jamais lavé dans la journée, il garde donc toutes les saveurs de ceux précédemment fait. Dans notre cas, nous demandions toujours sans piment et pourtant ça arrachait toujours !

Retour sur Krabie le temps de manger chez Burger King (!), puis il est temps de se séparer malheureusement, car on était bien, tous ensemble.

De notre côté nous restons à Krabie encore une nuit avant de rejoindre Phuket. Juste le temps de boire enfin cette bouteille de rouge amenée par maman… (dites les filles, vous y avez cru au fait qu’on ne trouve pas de tire bouchon en Thailande ? Vous pensiez tout de même pas qu’on allait partager avec vous une aussi bonne bouteille de vin rouge ;))

Après une nuit à Phuket, qui ne nous laissera pas un grand souvenir, on part pour une autre destination, décidée quels jours seulement auparavant, l’Indonésie et plus précisement Lombok, à l’est de Bali.

Petite parenthèse sur la cuisine laotienne

Je me faisais un vrai plaisir d’apprendre quelques recettes laotiennes, mais comme l’ont si bien remarqué Nico et Doba, ce fut une petite déception, outre le lap dont je vous avais déjà donné la recette, je n’ai rien gouté de très excitant. On nous a même servi un lap boeuf avec de la viande hachée, quelle horreur !

Attention, n’allez pas croire que nous ne nous sommes pas régalés, nous avons adoré les poissons grillés au barbecue, farcis de légumes et de citronnelle, le chili paste à l’aubergine, la salade de papaye, les brochettes en tout genre cuites au barbecue, le lard grillé et l’inévitable riz frit, ainsi que les boulettes de riz… mais rien de très difficile à faire. Et je m’attendais à trouver des plats comme le amok au Cambodge ou le curry en Thaïlande, mais non rien de tout cela

Par contre, nous qui adorons le barbecue, nous avons appris à cuire le poisson sans le faire griller, idem pour les brochettes. allez comme vous nous faites bien rigoler avec vos commentaires, je vous donne le secret : il ne faut pas mettre les brochettes sur le feu, mais coincer la brochette dans les grilles du barbecue pour que celle-ci soit légèrement en hauteur et non sur le feu, ainsi le poissonécrit doucement mais ne crame pas. Vous aurez bien pris soin en amont de coincer votre poisson, ici on coupe un bout de bois dans le sens de la longueur puis on coince le poisson dedans et on ferme avec un fil de fer. Ensuite quand il est quasiment cuit mais que vous n’êtes pas prêts à servir, il faut le mettre sur une feuille de bananier, ainsi il reste au chaud sans cuire beaucoup plus… ( faut juste planter un bananier en prévision de vos barbecues.

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Nous adorions manger ces poissons grillés avec du riz gluant et la sauce aubergine/ piment dont je vous confie la recette puisque c’est bientôt la saison des aubergines et des barbecue…

Sauce aubergine / piment laotienne
Les ingredients
5 à 6 aubergines rondes vertes asiatiques ( que vous pouvez remplacez par des violettes qu’il faudra dans ce cas couper avant )
2 gousses d’ail
¼ d’oignon entier ou 2 échalotes
2 piments frais
2 cuillères à soupe de sauce poisson
Oignons verts hachés et brins de coriandre

La préparation

Mettre aubergines ( couper en quartier si ce sont des violettes ), l’oignon, l’ail avec la peau et les piments ( sauf si ce sont des petits, car il brûlerait ) dans un plat allant au four et mettre au four à feu vif pendant 10 min ( ou sur le barbecue, c’est comme ça qu’on fait ici ), le tout étant que cela grille sans brûler

Enlever la peau de l’ail et les zones brûlées de l’aubergine si vous les avez oubliées sur le feu…
Là 2 solutions, soit vous avez un mortier, vous mettez tout dedans et vous pilonnez jusqu’à obtenir une consistance lisse, soit vous mettez le tout au mixeur. Dans tous les cas, n’oubliez pas de rajouter le piment si vous ne l’avez pas grillé. Ajoutez la sauce poisson ( que serait un plat asiatique sans cette sauce poisson ! ) mélangez. Enfin, ajoutez les oignons verts hachés et le coriandre coupé en morceaux pas si fin, mélangez et régalez vous.

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Un bonne soupe par ce temps, ca vous dirait ?

Rien de tel pour commencer le Cambodge qu’une petite recette.

A notre arrivée au Phnom Penh (dont nous vous ferons le récit très vite), nous  sommes aller diner dans un petit restaurant khmer où j’ai enfin trouvé ce que j’étais venu chercher, des mélanges d’épices subtiles, des mélanges sucré /salé, tout était harmonieux, joli dans l’assiette bref nous nous sommes régalés.

Je pensais vous donner la recette du Amok, le plat traditionnel cambodgien, mais au vu du froid polaire que vous avez j’ai préféré vous donner une recette de soupe que j’apprécie beaucoup.

J’ai appris à faire cette soupe à Battambang, 2ème ville du Cambodge, mais petite bourgade comparée aux grandes villes chinoises.

La leçon de cuisine a commence par une virée au marché à dos de honda (alors que le marché était à 200m de la cuisine…) avec le patron qui n’était finalement pas très à son aise, car sur la marché la population est de 98% de femmes … mais comme la chef de parlait pas très bien anglais, c’est lui qui m’accompagnait. Grâce à lui, j’en connais un peu plus sur les épices et légumes d’ici (et j’ai quelques énigme pour vous ).

De retour dans la cuisine, Nary m’attend, et après avoir déballé tous nos achats nous pouvons commencer

Pour faire une bonne soupe cambodgienne, il faut :

100g de filet de poisson ( à chair ferme)

20-30g d’ananas

20-30g de melon cambodgien (rien à voir avec notre melon) que vous pouvez remplacer par du concombre

20-30g de tomates ( petites et fermes )

10 – 20g de pate de tamarin

10 -15 feuilles de basilic thai

2-3 feuilles de coriandre

1 ou 2 tige de ciboule

1 ou 2 piment selon votre envie

20 – 30g de racine de lotus

2cm de galangal ( un genre de gingembre, moins fort et avec un gout un peu anisé on peut utiliser du frais ou du en poudre)

1 ou 2 feuille de citronnier ( si si ca se trouve en France )

2-3 gousses d’ail

1 cc de bouillon de poulet

1/2cs de sucre

1cs de sauce poisson

1 œuf

2-3 cs huile

 LA PREPARATION

Eplucher et couper le concombre en petits rectangles

Eplucher l’ananas, pour cela on enlève toute la peau en partant de haut vers le bas, puis enlever les petits restes de peau en taillant en biais dans l’ananas, enfin coupez le en petits rectangles identiques au concombre

Eplucher la racine de lotus également comme le concombre (je vous rassure si vous ne trouvez pas de racines de lotus, ce n’est pas une catastrophe)

Coupez les tomates  en 2 puis en 3

Couper finement les herbes, l’ail , la ciboule, le coriandre et le piment

Trancher le galangal finement.

Couper le poisson en petites lamelles

 normalement vous devez avoir ca :

LA CUISSON

Faire bouillir 500-700ml d’eau, une fois que vous avez de grosses bulles, ajouter le galangal, les feuilles de citronnier,  le poisson, la sauce poisson, le sucre, la poudre de poulet, et cuire pendant 1 min environ.

Ajouter ensuite le concombre, l’ananas et continuer de cuire pendant 1 min, puis ajouter les tomates, les racines de lotus, cuire encore 1 min environ

Casser l’œuf dans la soupe tout en mélangeant. Il se peut qu’à ce stade il y ai de la mousse sur le dessus, dans ce cas là enlever la avec une écumoire. Laisser mijoter pendant 1 min encore

Mettez la soupe de côté.

Dans un poêle, faire frire l’ail émincé jusqu’à ce qu’il soit joliment doré.

Rajouter dans la soupe l’ail frit, le basilic thai, l’oignon émincé le piment et la ciboule.

Ne reste plus qu’à vous régaler.

 

 

A la demande général : la recette du phở

Voici donc une recette de phở ( prononcé quasiment feu), qui se consomme du matin au soir au Vientam. C’est LE plat traditionnel.

J’en profite ici pour faire une petite aparté sur la cuisine vietnamienne, car je sens que certains se disent que pour un blog sur la cuisine, il n’y a pas beaucoup de recettes, alors je vous arrête tout de suite, déjà ce n’est pas un blog sur la cuisine, mais sur une famille voyageant à travers l’Asie dont la mère est une épicurienne (y’a pas qu’elle d’ailleurs …), et qui aimerait profiter de ce voyage pour parfaire ses talents culinaires par quelques mets asiatiques. Mais la est tout le problème justement, on m’avait vanté les mérites de la cuisine vietnamienne, et franchement  c’est une grande déception, certes nous avons mangé quelques plats fort intéressant, comme les nems à la vapeur de Tam Coc, les fruits de mer au barbecue de Dalat, le poulpe et sa sauce poivre /sel /citron vert de Ninh Chu, les grillades de porc de partout, mais rien qui est fait danser de plaisir mes papilles et qui m’est donné envie d’apprendre à le cuisiner. Et mise à part le fait de n’avoir pas trouvé de nouvelles saveurs, j’ai aussi été très déçue du manque de diversité dans les plats

Mais mes premières journées cambodgiennes me font dire que je vais surement me rattraper…

 

Pour en revenir au phở, il y a plusieurs solutions :

la première et la plus simple est de récupérer un bouillon de pot au feu ainsi que quelques bas morceaux de bœuf puis de rajouter du gingembre frais, des crevettes séchées, 1 seiche séchée, et de refaire bien chauffer le tout afin que les saveurs se mélangent. Il paraitrait qu’un bon bouillon de phở doivent cuire un minimum de 10h…

la deuxième est de faire le bouillon  avec le même principe que le pot au feu, soit en écumant bien et surtout en dégraissant bien, avec les ingrédients suivants : le plus d’os à moelle possible, 100 g de crevettes séchées, 50g de gingembre frais, 1 seiche séchée, 2 ciboules chinoises (à défaut, 2 oignons et 6 tiges de persil plat), 2 anis etoilé, 200g de plat de côte . Si vous ne trouvez ps de seiches séchées ni de crevettes séchées ( et que vous ne voulez pas les faire sécher dans votre salon), il y a ici des bouillon cube spéciale phở que je suis sur que vous pouvez trouver dans un bon épicier asiatique.

dans les 2 cas, une fois le bouillon terminé et lorsque vous êtes prêt à servir, faire cuire 1 morceau d’environ 250 g d’aiguillette de boeuf dans le bouillon, coupé en fines lamelles pendant 1 min environ

Cuire les pâtes de riz blanches dans de l’eau salé (environ 15 min, mais le plus simple est de suivre les instructions sur le paquet, sauf si c’est en vietnamien) les mettre dans un bol. Rajouter la viande de boeuf émincée, ainsi que quelques rondelles d’oignons émincés, et enfin versé le bouillon par dessus.

Ici, elle est servie avec différentes herbes ( beaucoup que je ne connais pas, mais vous pouvez remplacer par du coriandre, de la menthe et du basilic chinois, ou a défaut du basilic ciselé), des ciboules, du soja, et surtout du citron vert et du piment que vous aurez au préalable épépiné et coupé en fine lamelle, chacun mettant à son gout dans la soupe.

 

1ère recette vietnamienne : le banh cuon

 Voici donc la fameuse recette des Banh cuon

pour la pate à galette, il vous faut : 400 g farine de riz et de tapioca (on va dire 2/3, 1/3), 700ml d’eau, huile de tournesol

pour la farce, il vous faut : 200 g de viande de porc haché ( vous vous rappelez, on hache avec 2 hachoirs à mains …), 2 échalotes, 1 gousse d’ail, 100 g de champignons noirs, huile de tournesol

pour la sauce, il vous faut :1 gousse d’ail finement émincé, du nuoc mam, du sucre, du vinaigre, 1 piment rouge

Preparation du Banh Cuon

Faire tremper les champignons noirs dans l’eau chaude pendant 20 min. Hacher finement les échalotes et les champignons. Dans une poêle, mettre un peu d’huile (on est plus en Chine, la cuisine vietnamienne est plus diététique) y faire revenir l’ail haché et les échalottes puis ajouter la viande. Laisser cuire pendant 5 min.
Prendre une poêle à crêpe anti-adhésive (où alors un linge fin tendu à bloc sur une casserole dans laquelle boue de l’eau) étaler une fine couche de pâte et recouvrir la poêle à crêpe, quand la galette devient transparente, elle est prête, retirer de la poêle, le mieux pour enlever les galettes est de prendre une baguette (chinoise, pas de pain), et l’entourer dessus, la poser ensuite sur une assiette. Garnir la crêpe d’une grosse cuillère à soupe de farce sur un côté et la rabattre ensuite les bords pour en faire un rouleau aplati. Une fois toutes les crêpes faites selon ce modèle, les réchauffer à la vapeur.

Servir les banh cuon avec des échalotes frites et de la coriandre. Déguster en trempant dans la sauce. Bon appétit.

reponse enigme n°2

Laisser moi vous dire tout d’abord que je suis impressionnée devant tant de réponses, et tant d’imagination.
Je donnerais le point à Doba, qui se rapproche au plus près de la réponse, c’est du tofu tout simplement, sauf qu’ils le font vieillir, comme on affine notre chèvre ou notre brie. Doba, si tu peux m’envoyer ton adresse par mail perso pour recevoir ton prix durement gagner .
Je donnerais bien un demi point à Dany et à Blaise, car outre le fait de ressembler à notre munster, cela en a aussi l’odeur ( qui se rapproche aussi du cimetière de tong ! )
Je ne vous donnerais par contre pas de recettes, car ce n’est définitivement pas ma tasse de thé, je peux juste vous dire que dans le Yunnan, le Tofu est aussi cuit au barbecue, et servi en accompagnement des plats. D’après les chinois, le tofu est très bon pour la santé et surtout pour la peau, c’est surement ce qui fait qu’ils ont tous une belle peau lisse ( ou est ce la tonne de crème qu’elles se mettent tous les matins ? dixit Lila )

Espionnage dans les cuisines de Puzhehei

Après quasiment 1 semaine passé dans notre super hôtel de Puzhehei (classé dans le top 3 des hôtels ), et notre soirée à la table du patron ( !!!), nous faisions quasiment partis de la famille. J’ai donc eu le droit après avoir passé commande le dernier soir, à participer à la préparation de notre repas.
Je vous livre donc ici, 2 de nos plats préférés (hormis la soupe de nouilles au bœuf, mais pour celle-ci, il faut un bœuf entier pour le faire, on la met donc de côté).

PORC AU GINGEMBRE
Avant de vous livrer la recette, voici 2 petites astuces
•     le secret de la découpe de la viande : prendre un morceau de porc, que vous couperez en lamelle, puis vous couper ces lamelles dans le sens de la largeur en petites lamelles également. Le tout au hachoir bien entendu ! vous obtiendrez ainsi de petits bouts de viande, qui se mangeront facilement à la baguette
•    Pour écraser de l’ail, pas besoin d’appareil spécifique, vous le mettez tout simplement sur une planche et vous l’écraser avec le plat du hachoir … en fait ici ils n’ont qu’un ustensile dans leur cuisine, pas de couteaux à viande, ou d’épluche légumes, leur tout en un : le hachoir !!!
Ingrédients (je ne vous donne pas vraiment de quantité, car ici pas de balance ou autre verre mesureur) : porc, gingembre frais, ail, oignons jeune (en botte), piments séchés et piment en poudre, farine, et forcément de l’huile …
Mélanger environ 1CS de farine + eau + sel + le fameux glutamate indispensable à tous plats chinois
Petite aparté pour ma maman, qui je le sens d’ici se dit :  quoi du glutamate, mais c’est pas bon pour la santé ça, il paraitrait que ca rend obèse, ben ca marche pas sur les chinois alors !!! bon après y’à forcément tous les autres effets nocifs, mais bon, difficile de manger sans ici, alors chez vous, vous êtes peut-être pas obligé d’en mettre …
Je reprends donc mon bol avec la farine et le reste, y mettre les morceaux de porc, les faire frire dans de l’huile (cela permet de cuire la viande très vite et donc de garder tout la tendreté ( Blaise c’est comme ca qu’on dit ? ). Réserver.
Dans le wok, mettre de l’huile, gingembre coupé en lamelle, ail écrasé, piments. Cuire quelques minutes, rajouter la viande et les oignons coupés en gros morceaux.

COURGETTES A LA TOMATE
Couper 1 courgette en 3 dans le sens de la longueur, puis en moreaux, couper une tomate en rondelle fine puis en morceaux, couper un moreaux de gingembre en fines lamelles. Ecraser 3 gousses d’ail, les mettre dans Wok que vous aurez préalablement mis à chauffer avec huile, rajouter gingembre, puis tomates, courgettes, sel, sucre. Cuire ¾ min et c’est prêt

Réponse énigme N°1 – dans les cuisines du Sichuan

Et bien je suis désolé de vous dire que personne n’a gagné… ce légume vert, que l’on trouve beaucoup dans le Sichuan est une … Bang Cai, ou asperge !!! et oui, ici les légumes n’ont pas vraiment la même taille que chez nous, le radis à la taille d’une pomme de terre, les aubergines sont aussi grandes que les concombres….Par contre, Marie, il y a énormément de légumes verts ici, on s’en régale tous les jours, et finalement on ne mange pas tant que ça de choux, plutôt beaucoup d’aubergines, de salades cuites,de champignons, de céleris, et d’autres légumes dont je ne pourrais vous donner le nom.


Vous n’avez pas vraiment mérité la recette, mais comme je vous aime je vous la donne quand même. J’ai appris cette recette dans les cuisines de notre hôtel de Chengdu. Petite leçon de cuisine, très rigolote, ou j’essayais de comprendre ce que disais la cuisinière où Fred prenait des notes, Lila faisait les photos et Milo regardait avec grand intérêt. Mais le plus dur a été, je crois l’épluchage des légumes au hachoir !!!

recette du Poulet Gongbao
voici les ingrédients qu’il vous faudra, à priori, mise à part l’asperge géante, je pense qu’on trouve tout en France
4 escalopes de poulet / Ail / Gingembre / Piment séchés / Cacahouètes frites / poivre du sichuan / Asperge / Ciboule / Vinaigre / Soy sauce / Maïzena

Couper le poulet en petits cubes, couper l’ail et le gingembre en fine lamelle. Couper 3 piments (ou plus selon vos goûts) en gros morceaux, éplucher l’asperge et la couper en petits cubes. Emincer la ciboule.
Mélanger le poulet avec de la maïzena, et le faire revenir dans de l’huile

, une fois le poulet revenu, rajouter ail, gingembre, poivre, piment et cacahouètes, cuire 2 min. Rajouter enfin les asperges, du sel, du poivre blanc, du sucre ( 1bonne cc), du vinaigre blanc (1bonne cs), et le mélange soy sauce/maïzena/eau ( c’est ce qui donne la couleur). Cuire 5min et régalez vous en pensant à nous…

Dans la cuisine d’une gourmande !

bon ben J-15, tout va bien, tout est calme … En même temps, vu le vendredi soir que nous avons eu, je ne peux pas être trop énervée !

Vendredi, nous avons fait une petite sauterie avec nos amis nantais, une petite dernière avant la prochaine dans 10 mois… Je les remercie d’ailleurs tous vivement d’être venus, je pense que dans mes moments difficiles, je pourrais toujours repenser à cette soirée afin de retrouver le sourire ! Voir d’ouvrir mon abécédaires des voyageurs … amis parisiens vous comprendrez le 1er octobre.

Bref, pour laisser une bonne image à nos amis, et afin que je leur manque encore un peu plus ( 😉 ), je leur avais concocté un foie gras mi-cuit accompagné de pain aux céréales maison. A la demande général, voici la recette :

Foie gras mi-cuit au piment d’Espelette.                                                                                         Alors, pour faire un bon foie gras, il faut : 1 foie frais, du piment d’Espelette, du sel, un alcool type armagnac ou cognac. Pas la peine de vous dire que meilleurs sont les produits de base, meilleur sera votre foie gras.

3 jours avant la dégustation, il faut déveiner le foie, plusieurs techniques pour cela, moi je sors le foie une bonne demi-heure avant de le travailler, il faut qu’il soit à temperature ambiante. Ensuite, je le coupe en 2 dans le sens de la longueur, et là il est très facile d’enlever toutes les petites veines et autres petits ligaments ( ne surtout pas avoir peur d’abimer le foie, il se reconstituera à la cuisson, et les veines une fois le foie cuit, c’est pas top ). Quand vous avez un foie propre ( certains le trempe pendant 10min dans de l’eau glacé afin d’enlever les petites traces de sang ), il faut le saler dans l’idéal pour cette recette un sel au piment d’espelette (environ 10g/kilo de foie). Puis, vous le refermez en reformant un foie ( comme avec de la pate à modeler ), et le posez dans une terrine ou vous avez au préalable, mis un peu d’armagnac; vous assaisonnez à nouveau de sel, piment et un peu de poivre (pour le goût) et versez un filet d’armagnac. On met le couvercle ( ou du film alimentaire ) et on met tout ceci au frais pendant au moins 10h.

2 jours avant la dégustation : vous sortez le foie du frigo environ 1/2h avant la cuisson. Il faut le faire cuire 20min a 100° au bain marie. Une fois cuit, le laisser refroidir et le remettre au frais.

Ne reste plus le jour J que de le sortir une bonne demi heure avant la dégustation, car comme chacun sait, le froid tue les saveurs.

 

Pain aux céréales : pour une baguette, il faut 150g de farine aux céréales, 200g de farine type 65, 1cc sel, 1 bonne cc de levure boulangère ( en grain ), environ 200g d’eau. Je ne suis pas une experte en pain, je n’ai commencé à en faire que depuis cet été, la recette est encore à améliorer, mais elle donne déjà un bon pain.

4H avant la dégustation, mélanger les 2 farine et le sel. Mettre la levure dans un demi verre d’eau tiède . Verser le mélange sur la farine, une fois la levure dissoute, mélanger jusqu’à ce que la pâte ait cessé de coller. On peut laisser reposer une 10aine de minute, où passer à l’étape suivante. ( pour ceux qui aime appeler un chat un chat, cela s’appelle le frasage ). Ensuite, il faut pétrir pendant une dizaine de minutes. Et enfin il faut étirer la pâte et la replier sur elle-même plusieurs fois, pendant environ 5 minutes ( l’étirage !)

Sinon, on peut aussi faire comme moi, tout mettre dans un robot et laisser faire la machine …

Une fois toutes ces étapes passées, il faut donner au pain la forme voulue, le poser sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, et le laisser reposer pendant au moins 3H afin qu’il lève. Ne reste plus qu’à cuire le pain, plusieurs méthodes, de mon côté pour le moment, j’enfourne mon pain à four froid pendant environ 30/40 min à 240° ( Merci Pacou ). Vous pouvez baisser la température à mi cuisson pour éviter que la croute soit trop cuite.

Le détail qui fait tout : il faut entailler le pain avant de le mettre au four, et mettre une coupelle d’eau dans le four à mi cuisson ( c’est ce qui rendra la croute croustillante ). Et dernier détail : faire refroidir le pain sur une grille, ça permet à l’eau de partir et non de ramollir le pain

 

Comme certains se demandent encore ce que veux dire T65, alors pour qu’ils se couchent moins bêtes ce soir : les farines sont classées selon leur teneur en matières minérales, (en son), exprimée en pourcentage, après cuisson à plus de 600 °C, par rapport à la masse de départ. On calcule ce qu’on nomme le « taux de cendre ». Plus la proportion de son est importante dans la farine, plus le numéro caractéristique du type de farine est élevé, moins la farine est blanche; pour faire plus simple, plus le chiffre après le T est grand, plus la farine est complète. Tout le monde utilise à 90% de la farine type 45 ou 55 que l’on trouve partout, et qui est idéal pour les patisseries, mais si vous voulez garder toutes les bonnes propriétés des céréales, une farine de types 65 et + est idéal…

Dans la cuisine d’un bourguignon

Et bien voila, dans 1 mois à cette heure-ci, nous mangerons notre 1er bol de riz, le premier d’une très longue série. Alors, avant de partir, quoi de mieux qu’un bon plat bien français : le boeuf bourguignon.

Je n’étais pas très fan de ce plat, jusqu’à ce que Nico le bourguignon m’en fasse un, et là, je dois dire que j’ai redécouvert ce plat fabuleux.

voici donc LA recette pour 4 personnes

pour faire un bon bourguignon, il faut : 1 bouteille de bon Bourgogne forcément, 1kg bon boeuf charolais, 200g d’oignons blancs, 100g de carottes, 2 gousses d’ail, 1 bouquet garni, grain de poivre, baies roses, clou de girofle,  5cl de vinaigre, 2cc de miel ou de cassonade, 30gr de fond de veau, 150g de poitrine fumé ( du charcutier svp ), 150gr de champignons de paris, 1 botte d’oignons

La veille, couper les oignons et les carottes en petit carré, ( gardez 1/2 oignon et le piqué avec des clous de girofle ), mettre le tout dans un récipient avec les gousses d’ail écrasées, le vin, le bouquet garni, les grains de poivre, les baies roses,  le vinaigre, le miel, et la viande coupée en gros morceaux.

Le lendemain, séparer le boeuf de la marinade et les légumes. Faire revenir la viande dans une cocotte, réserver. Faire suer les légumes à feu doux dans la cocotte. Une fois que votre cuisine embaume, ajouter la viande, le fond de veau, saisir à feu vif, puis verser la marinade. Cuire à feu doux pendant 2/3h.

Pendant ce temps, vous pouvez faire une petite sieste, mais avant, il faut faire revenir le lard fumé coupé en gros lardons avec les champignons coupés en fines lamelles.                   Faire revenir les oignons en botte dans du beurre puis ajouter une bonne cuillère de sucre, rajouter un peu d’eau, cuire à feu doux pendant 10mn sous couvert d’une feuille de papier sulfurisé dans laquelle vous aurez fait une petite cheminée. Au bout de 10min, cuire à feu vif jusqu’à caramélisation des oignons.

A la fin de la cuisson de la viande, ajouter lardons, champignons et oignons. Laisser refroidir le tout, puis faire réchauffer. On peut même recommencer l’opération plusieurs fois, puisque chacun sait qu’un plat en sauce est toujours bien meilleur réchauffé.

Inutile de vous conseiller de boire un bon bourgogne avec ca, je pense que vous le savez déjà… Oh la la, rien que d’avoir écrit la recette, ca me donne envie d’en manger un, Nico tu viens quand ???