8 mois !

Et bien voilà 8 mois que nous sommes partis , alors on peut sortir les phrases toutes faites du genre : comme le temps passe vite, ou j’ai l’impression,d’être parti hier… Mais à la vérité, ça passe vraiment très vite, même si nous avons eu ( pas en même temps heureusement ) de petits moments de moins bien, ou d’envie de voir les copains, Milo à même fait une petite crise genre : »je veux retrouver ma chambre, mon lit et puis les copains qui parlent français et ta cuisine où tu nous fait des bons petits plats ! ». Fred à eu un moment ou le travail lui manquait ( pas moi bizarrement ).
Mais bon, je vous rassure on kiffe grave, nous vivons vraiment des momennts magiques. Même si nous commençons forcément à voir le retour approcher à grand pas, avec un petit peu de nostalgie mais aussi beaucoup de joie à l’idée de vous retrouver tous.
Pendant ces 8 mois, j’aurais appris que tenir un blog n’est pas si facile que ça, surtout avec nos emplois du temps surchargés. On est pas toujours au top de mises à jour en temps réel, et les cuisines ne chauffent pas beaucoup, mais comme je n’ai pas eu de photos de plats préparés par vos petites mains grâce à mes recettes, je me dis que finalement vous préférez lire nos aventures que cuisiner ( ;) ).

On va essayer de se rattraper durant ces 2 derniers mois, mais je vous préviens ça va pas être facile entre deux baignades ou 2 plongées avec mes amis les tortues …

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chronique birmanes 3 : dans les cuisines birmanes

La cuisine birmane est à l’image de la Birmanie, un savant mélange d’Inde, de Chine et à priori de Mon ( 1ère civilisation du Myanmar, mais je les connais moins… ).

Le petit déjeuner peut se composer de soupe de nouille de riz au coco ( testé à Yangoon ), de riz gluant accompagné de haricots noirs bouillis ( testé à Kalaw ), de samousas de légumes ( testé à Bagan ), ou de long beignets ressemblant au chichi trempé dans le café ou comme Lila dans la confiture ( testé à Kalaw ).

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fabrication de long beignet dans les rues de Yangoon

Pour les autres repas, vous avez le choix entre une cuisine indienne, nous nous sommes régalés de byriani à Yangoon, de chapati à Mandalay, mais le plat typique birman est sans aucun doute le curry. Attention le terme de curry ici ne désigne pas forcément un plat à base de curry, mais un plat de légumes, de poisson ou de viande mijoté (poulet, ou agneau, le bœuf n’étant pas très répandu, car il le considère comme un outil de travail ), il est cuisiné avec du curcuma, du piments ( plutôt doux), gingembre frais, ail et oignon. Il se compose d’un bouillon pour commencer puis d’un curry , accompagné de riz, et surtout d’une multitude de petits plats ( légumes, cacahouètes, friture de poissons au piment et à l’ail, salade…). Tout est posé sur la table en même temps, et chacun déguste selon ses envies. Nous nous en sommes régalés au lac Inlé

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D’ailleurs au lac Inlé, nous nous sommes aussi régalés de tofu mais qui est fait à base de pois et non de soja, moi qui rechignait à en manger, j’ai beaucoup apprécié.

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On retrouve aussi le riz frit ainsi que les nouilles sautées, qui nous suivent depuis la Chine, mais chaque pays ayant sa propre façon de faire et ses propres ingrédient, ici ça serait plutôt maxi huile !
À la fin de chaque repas, nous étais servis des morceaux de sucre de canne brut qui ressemble légèrement au caramel, ainsi que des cacahouètes frites accompagné de feuille de thé en saumure ( un peu étrange, mais si on mange les 2 ensemble c’est très bon ).

Les birmans sont aussi très friands de snack, ils les consomment le matin avec le café mais aussi tout au long de la journée dans des maisons de thé ( ne pas oublier la colonisation anglaise ) qu’ils boivent avec du lait of course. On trouve généralement samosas, tofu frits, nems, crabes frits …

Côté dessert, nous avons eu le droit à une glace à Mandalay, faite à base de lait concentré sucré ( ici c’est un peu la base de l’alimentation ), on trouve aussi des glaces vendues dans des sacs en plastique dans lequel on fait un petit trou et qu’on suce.

Vendeuse de glace dans le temple de la colline de Sagang

Il y a aussi des desserts à base de pâte de riz et de coco, et aussi un genre de gâteau de semoule à la noix de coco. Miam miam.

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La Birmanie ne sera pas dans le top 1 de nos meilleurs souvenirs gustatifs, même si nous avons eu de bonnes surprises ( je parlerais bien des pâtes maison au basilic fraichement coupé de Inlé, mais j’ai peur que cela ne soit pas très birman ! ). Nous avons trouve dans l’ensemble que c’était très gras, et un goût de poisson très prononcé dans la majorité de leur plat ( du à la pâte de crevette qui est la base de tout plat birman)

Enfin comment ne pas parler de la cuisine birmane sans parler du chiques de bétel. Certes cela ne se mange pas, mais c’est un coupe faim assez puissant que l’on trouve partout, et que les hommes mâchent à longueur de journée. C’est une feuille de bétel tartinée de chaux (!) dans laquelle on pose un morceau de noix d’arec. Ainsi on peut voir toute la journée des hommes avec des joues gonflées par la chique, crachant les excès de salive que sécrète la noix d’arec. Les rues de tout le pays sont jonchées de ces crachats d’un rouge sang, mais le pire dans tout ça, c’est l’état des dents qui avec la chaux se détériore à vitesse grand V, et nous avons pu voir une grande majorité des hommes de 30 ans avec des chicots uniquement ! Le plus étonnant c’est que la noix d’arec en poudre est aussi utilisée dans certains dentifrice car on lui donne des vertus anti-carries, et anti mauvaise haleine … Les femmes ne sont pas épargnées par le bétel, mais cela est moins fréquent notamment dans les villes.

petit restaurant de rue de soupe de nouilles

marché de Kalaw

ici on vend l'huile en grande quantité... on comprends mieux vu la qualité que la cuisine soit très grasse

gazinière birmane

vendeuse de poisson - marché de Kalaw

marchandes de légumes - marché de Kalaw

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cuisine birmane

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Chroniques birmanes épisode 2 : les transports en commun

On nous avait bien prévenu, les transports en Birmanie c’est épuisant, mais comme on avait déjà fait le bus vietnamien à 70 dans un bus de 36, le bus cambodgien où tu mets 10h pour faire 300 km, le bus laotien avec sa clim qui ne marche que dans les descentes, nous partions confiant pour la Birmanie… C’était sans compter sur le côté archaïque des transports birmans !!!
Notre premier voyage en bus de Yangoon à Mandalay fut un de nos meilleurs de toute l’Asie : clim (certes, je me croyais dans la voiture de mon père soit à peine 15 degré ), un arrêt dans une station qui ferait pâlir d’envie tout utilisateur de tourbus, et une route goudronnée digne de nos meilleurs autoroutes. Nous partons donc de Yangoon le 13 avril au soir, le bus part à 21h30, on arrive à 21h, soit très en avance pour nous, et à peine arrivés et installés dans le bus, ne voilà t’y pas que le bus démarre ! Première fois que nous partons en avance et arrivons à l’heure !

Notre 2ème voyage de Mandalay à Bagan en train sera bien plus rocambolesque. Nous arrivons à Mandalay à 21h, dans une gare toute propre, nettoyée la veille à l’occasion de la fête de l’eau. Sur le quai, des familles semblant habiter ici avec les enfants qui vendent eau, mouchoirs… Le train doit dater de la première ligne de chemin de fer…A l’intérieur pas de confortable lit comme en Thaïlande ou de cabine comme en chine , uniquement des sièges inclinables qui pourraient être des fauteuils de 1ère classe, s’ils ne dataient pas de la même époque que le train ! On ne va pas se plaindre, certains voyages sur des bancs en bois !

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Ça y est on est parti, et la grosse pensée pour toi Pacou, après seulement 15min, me voici malade comme si j’étais dans un bateau tellement le roulis est important, on se demande même comment le train fait pour ne pas dérailler, et on comprend mieux ( et ça nous rassure ) qu’il ne roule qu’à 35km/h…
1h du matin, nous voici arrêter en pleine campagne, Fred ne dormant pas, entend un grand fracas suivi d’un énorme nuage de poussière rentrant dans le wagon. Puis nous voyons des cheminots inspecter le train avec des torches… Fred et Jacques ( rencontré à Yangoon avec qui nous passerons une partie de notre voyage birman ) partent à la pêche aux infos, ils reviendront avec de biens surprenantes nouvelles : un des wagons à déraillé ! Effectivement en allant voir de plus près, nous pouvons voir les essieux du wagons sortis des rails. C’est assez impressionnant je dois dire, mais cela n’a pas l’air de perturber plus que ça les birmans.

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Après discussion, il semblerait que la solution choisie soit d’aller chercher de l’aide dans la gare suivante, car nous voyons les cheminots détacher la locomotive, et celle ci partir dans la nuit, nous laissant au milieu de nulle part… Nous dormons tant bien que mal (finalement peut être mieux, car aucun roulis ou lumière pour nous perturber).

La locomotive reviendra pendant notre sommeil avec 2 criques, mais ceux-ci n’étant pas suffisant, ils répartiront en chercher 2 autres qui arriveront au petit matin. Alors que certains essaient de remettre les essieux en place, d’autres partent chercher du café, des gâteaux et autres petites choses pour les voyageurs, ils reviennent les bras chargés de victuailles qu’ils offrent en passant dans les wagons ! Je m’imagine déjà la SNCF offrant des sandwichs, voir juste un café à ses passagers ( hum je rêve là ). Le soleil se lève, mais toujours pas de wagon remis en place, nous devrions déjà être à Bagan !

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Les enfants se réveillent aussi, et Milo se plaint d’avoir mal au ventre, cela fait 6 mois que nous voyageons, personne n’a été malade jusque là, il suffit que nous soyons bloqués en plein milieu de la campagne birmane pour que Milo se mette à vomir tout ce qu’il peut !!! On pense que cela vient de l’eau qu’il a du boire involontairement pendant la fête de l’eau ( l’eau venant des douves de la citadelle…). Pas de panique, pas de panique, nous n’allons tout de même pas rester la indéfiniment .
Nous repartons à la pêche aux infos, et nous ne sommes pas les seuls, presque tous les voyageurs occidentaux ( les autres doivent avoir l’habitude !) sont la en train de regarder ces hommes s’affairer à déplacer un wagon avec uniquement 4 criques. Afin de les encourager, Fred prendra sa guitare.

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C’est finalement à 10h du matin que le wagon sera remis sur rails. Ne manque plus qu’à rattacher la loco, rafistoler les tuyaux avec du scotch et nous voici enfin répartis après 9h d’arrêt pour Bagan. Nous y arriverons vers 15h30 soit un voyage de 18h pour 171 km ! Record battu, on nous y reprendra pas à prendre le train… Ce qui nous aura tout de même le plus surpris dans ce voyage, c’est qu’à aucun moment, nous n’aurons senti le moindre signe d’énervement chez les birmans, toute la différence entre l’occidental stressé et l’asiatique résigné.

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Nous décidons donc pour quitter la chaleur accablante de Bagan de prendre le bus au lieu du train ( je ne comprends pas pourquoi !). Ce ne sera finalement pas beaucoup mieux , même si nous mettons beaucoup moins de temps, le voyage par lui même sera un des pires pour moi ( ou ex æquo avec le Vang Vieng/Luang Prabang )
Le départ est à 4h30 du matin, heureusement ils viennent nous chercher à l’hôtel, nous nous retrouvons dans un bus presque vide, on commence à jubiler, mais nous déchanterons bien vite, après un arrêt dans le centre de Nyaung U, le bus se remplit finalement plus que de raison et nous finirons avec les fameux strapontins asiatiques ( un tabouret dans l’allée ). Et nous voici donc partis pour 7h de voyage pour 250 km de route défoncée dans bus bien rempli, sans clim, avec à peine la place de mettre mes jambes ( imaginez donc celles de Fred ! ), et pour couronner le tout, la moitié du voyage se fera dans la montagne.


Nous arrivons à Kalaw épuisé, mais heureux de retrouver l’air frais de la montagne, (Kalaw se trouve à 1300m d’altitude).
Après 3 jours, il nous faut de nouveau reprendre la route, mais entre le train et le bus mon cœur balance, j’opterais tout de même pour le train pour aller à Inlé, la route de montagne, c’est définitivement pas mon truc, et puis dans le train, on fait de belles rencontres. Fred quant à lui à résolu l’affaire tout autrement : il ira à pied, trek de 3 jours dans la montagne.
Nous partons donc avec les enfants à pied pour la gare de Kalaw qui est à 20 min de notre hôtel. Nous avons à peine parcouru 200m, qu’un charmant birman que nous voyions passer en mobylette tous les jours devant l’hôtel, s’arrête pour me proposer de nous emmener. Comme il est impossible de monter à 4 plus le sac à dos ( quoique si on était asiatique on y arriverait ), il amènera les enfants et viendra me rechercher ensuite… Cela doit vous paraitre insensé et cela l’aurait été pour moi aussi, laisser mes enfants à une personne que je ne connais pas, mais ici je ne me suis même pas poser la question 2 min. Je crois qu’en Birmanie on pourrait laisser trainer son porte monnaie ouvert avec de l’argent dedans qu’on le retrouverait intact, et puis ici les enfants, c’est sacré .

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Le train à plus d’une heure de retard, cela nous permettra de discuter politique avec Seizamyo. Je ne rentrerai pas dans les détails, mais il était ravi de pouvoir parler avec moi de ce qui se passe dans le monde, c’était sa façon de voyager, lui qui n’a pas voyage plus loin que le lac Inlé à 30km de là ! Cela nous a beaucoup étonné de pouvoir discuter politique avec les birmans, nous pensions cela prohibé, mais nous avons pu le faire avec des travailleurs comme avec des membres de l’ONU. Il semblerait tout de même que les choses avancent, doucement certes, mais dans le bon sens. Nous avons d’ailleurs êtes très surpris de voir des portraits de Aung San Suu Kyi et de son père dans toutes les maisons et même boutiques. Ainsi que des Tshirt à son effigie vendu un peu partout

Le train arrive, on nous fait de la place, on nous regarde avec amusement, et pour cause nous sommes les seuls occidentaux dans tout le train. Les paysages sont superbes et vu la vitesse du train, nous avons le temps de les admirer… Comme d’habitude, les enfants se feront offrir gâteaux, fruits, et auront même le droit à la visite de la locomotive. À chaque arrêt, les vendeurs ambulants, passent de wagon en wagon pour vendre chips, cacahouètes, eau, tandis que certains interpellent du quai pour vendre plats cuisines, gingembre et même pomme de terre.


Nous arrivons à Inlé sans problème, cela me réconcilie avec le train birman, même si j’aurais encore une fois eu le mal de mer !

Après Inlé, nous devions faire un arrêt sur la côte birmane, mais nous sommes tous fatigués de ces transports interminables et sans aucun confort, j’en suis même à me demander si nous n’allons pas prendre l’avion pour retourner à Yangoon, mais ce n’est pas dans nos budgets… Il nous faudra donc reprendre une dernière fois le bus de nuit sans couchette, sans clim cette fois ci, et avec 3 sièges pour 4… Je finirais par me mettre par terre tellement j’ai peu de place !
La Birmanie sera sûrement dans le top 3 des pays que nous aurons appréciés le plus et pourtant nous sommes pour la première fois contents de quitter le pays : les transports, la chaleur et la nourriture auront eu raison de nous !
En tout cas, une chose est sur, pour notre prochain voyage dans ce pays, je prévois un GROS budget transport…

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Petite parenthèse sur la cuisine laotienne

Je me faisais un vrai plaisir d’apprendre quelques recettes laotiennes, mais comme l’ont si bien remarqué Nico et Doba, ce fut une petite déception, outre le lap dont je vous avais déjà donné la recette, je n’ai rien gouté de très excitant. On nous a même servi un lap boeuf avec de la viande hachée, quelle horreur !

Attention, n’allez pas croire que nous ne nous sommes pas régalés, nous avons adoré les poissons grillés au barbecue, farcis de légumes et de citronnelle, le chili paste à l’aubergine, la salade de papaye, les brochettes en tout genre cuites au barbecue, le lard grillé et l’inévitable riz frit, ainsi que les boulettes de riz… mais rien de très difficile à faire. Et je m’attendais à trouver des plats comme le amok au Cambodge ou le curry en Thaïlande, mais non rien de tout cela

Par contre, nous qui adorons le barbecue, nous avons appris à cuire le poisson sans le faire griller, idem pour les brochettes. allez comme vous nous faites bien rigoler avec vos commentaires, je vous donne le secret : il ne faut pas mettre les brochettes sur le feu, mais coincer la brochette dans les grilles du barbecue pour que celle-ci soit légèrement en hauteur et non sur le feu, ainsi le poissonécrit doucement mais ne crame pas. Vous aurez bien pris soin en amont de coincer votre poisson, ici on coupe un bout de bois dans le sens de la longueur puis on coince le poisson dedans et on ferme avec un fil de fer. Ensuite quand il est quasiment cuit mais que vous n’êtes pas prêts à servir, il faut le mettre sur une feuille de bananier, ainsi il reste au chaud sans cuire beaucoup plus… ( faut juste planter un bananier en prévision de vos barbecues.

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Nous adorions manger ces poissons grillés avec du riz gluant et la sauce aubergine/ piment dont je vous confie la recette puisque c’est bientôt la saison des aubergines et des barbecue…

Sauce aubergine / piment laotienne
Les ingredients
5 à 6 aubergines rondes vertes asiatiques ( que vous pouvez remplacez par des violettes qu’il faudra dans ce cas couper avant )
2 gousses d’ail
¼ d’oignon entier ou 2 échalotes
2 piments frais
2 cuillères à soupe de sauce poisson
Oignons verts hachés et brins de coriandre

La préparation

Mettre aubergines ( couper en quartier si ce sont des violettes ), l’oignon, l’ail avec la peau et les piments ( sauf si ce sont des petits, car il brûlerait ) dans un plat allant au four et mettre au four à feu vif pendant 10 min ( ou sur le barbecue, c’est comme ça qu’on fait ici ), le tout étant que cela grille sans brûler

Enlever la peau de l’ail et les zones brûlées de l’aubergine si vous les avez oubliées sur le feu…
Là 2 solutions, soit vous avez un mortier, vous mettez tout dedans et vous pilonnez jusqu’à obtenir une consistance lisse, soit vous mettez le tout au mixeur. Dans tous les cas, n’oubliez pas de rajouter le piment si vous ne l’avez pas grillé. Ajoutez la sauce poisson ( que serait un plat asiatique sans cette sauce poisson ! ) mélangez. Enfin, ajoutez les oignons verts hachés et le coriandre coupé en morceaux pas si fin, mélangez et régalez vous.

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Enigme №5

Ok, nous avons beaucoup de retard sur le blog, mais d’une part, vous avez tous l’impression que nous sommes en vacances, alors que nous avons un emploi du temps de ministre ! et d’autre part, avec mon ordi qui me marchait pas, et les connexions plus que lente du Birmanie, ce n’était pas facile.
Mais heureusement Bangkok est une ville aux 1000 ressources, et j’ai retrouvé mon joujou. Ne me reste plus maintenant qu’à trouver le temps de vous conter nos aventures Birmanes.
En attendant, si vous trouvez le temps long, vous pouvez aller faire un tour sur les photos du jour, l’animalerie et sur la galerie dessin…
Pour vous faire passer le temps, et faire travailler vos méninges, voici une petite énigme. Bien sur ceux qui sont déjà venu en Thaïlande sont priés de ne pas participer …

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Chroniques birmanes 1 – la fete de l’eau vu par Lila

Preface de maman : Je sais que certains s’ennuient d’avoir de nos nouvelles, mais pas facile d’avoir une connexion ici, et puis pour arranger le tout, j’ai casse l’ordi ( hey salut Yo ), j’attends notre retour en Thailande pour le faire reparer sur un trottoir de Bangkok… Voici donc notre 1er article en direct de Birmanie ou vous n’aurez pas la chance de voir de photo, connexion trop lente, Sinon tout va bien, enormement de choses a raconter, la Birmanie est un pays magnifique par ses contradictions, sa richesse culturelle, mais surtout pour sa population, mais ceci fera l’objet d’une autre chronique.

je tiens a preciser que ce texte est ecrit sur un clavier birman, et que nous n’avons pas trouve les accents …

 

Nous sommes arrives en Birmanie pour la fete de l’eau. C’est le jour de l’an bouddhiste, pendant 5 jours on s’arrose pour se souhaiter la bonne annee.
Le premier jour nous etions a Yangon, le matin a l’hotel ils avaient mis une grande bassine pleine d’eau ainsi que des jets, du coup apres le petit dejeuner avec Milo nous sommes aller arroser les gens qui passaient dans la rue, puis papa et d’autres gens de l’hotel nous ont rejoint ainsi que les enfants qui habitaient en face de l’hotel. C’etait vraiment super, on arrosait les mobylettes, les velos et le plus drole c’etait les bus car les chauffeurs s’arretaient juste devant nous, du coup on pouvait bien arroser les gens a l’interieur.
Puis nous sommes alles a Mandalay, ou nous nous sommes promenes, on ne pouvait pas faire 100m sans se faire arroser, et quand nous sommes arrives au milieu de la ville, a la citadelle, il y avait des podiums avec des gens qui arrosait ceux d’en bas avec des lances a incendie, il y avait meme de la musique a fond, et avec papa et milo on a danse sur le capot d’une voiture. Le dernier jour, une famille birmane m’a invite a faire la fete de l’eau avec eux. J’ai meme dejeuner avec eux, nous avons eu du riz avec des legumes et de la viande en plat de resistance, et de la grenadine avec de la poire ( on etait trop content avec Milo ), comme dessert on a eu des bonbons et des chips ! moi j’adore les repas birmans. Apres le repas, ils nous ont invites avec maman et Milo a aller faire un tour en pick up dans la ville, nous sommes alles la ou il y avait les gros jets, maman se protegait avec une serviette et Milo avec une gamelle, il faut dire que les jets etaient vraiment tres fort. Moi pendant ce temps je marchait a cote du pick up, comme ca j’etais protegee.
Quand nous sommes rentres, maman et Milo sont retournes a l’hotel et moi je suis reste avec les filles qui m’ont pretes des affaires pour me changer et qui m’ont maquille, et elles m’ont meme pretes des chaussures a talon, maman et papa etait pas tres content mais moi si. Puis nous avons regarde Harry Potter en mangeant du sticky rice sucre.
J’ai vraiment aime la fete de l’eau, car tout le monde rigole toute la journee, tout le monde est happy comme ils disent. Maman et Milo en avait un peu marre a la fin mais moi pas, c’etait vraiment super. J’aimerais bien que ce soit la meme chose en France …

 

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Thailande part 1

Et bien voilà, cela fait 11 jours que nous sommes en Thaïlande, et il est temps de vous raconter nos aventures puisque nous partons tout à l’heure pour la Birmanie…

Nous vous avions donc laissé à Huai Xai, où nous profitions de notre dernier jour laotien, enfin profiter est un bien grand mot, car cette ville est juste la pire ville du Laos que nous avons fait, tout est beaucoup plus cher qu’ailleurs, les gens sont beaucoup moins sympathiques que dans le reste du pays.

Bref, on n’y passe qu’une nuit et c’est tant mieux. Le lendemain matin, nous traversons pour la dernière fois le Mékong afin de rejoindre la Thaïlande. Passage de frontière tranquille on nous demande même pas un petit bakchich, on ressortira par contre beaucoup moins riche, puisque nous échangeons nos 250 000 kip pour 80 bath !

frontière thaïlandaise

bye bye le Mékong, bonjour la Thaïlande

Tout le monde nous avait dit, vous allez voir la Thaïlande c’est super, c’est facile les gens sont adorables, ben tout le monde il avait raison (sauf pour Bangkok, mais ca c’est une autre histoire ). On arrive donc côté Thaïlande pour prendre un bus qui nous mènera a Chiang Rai, le bus date des années 50 je pense, mais il roule encore…

Chiang Rai, à priori plutôt négatif pour ce 1er arrêt thaïlandais. Nous atterrirons dans un quartier de bars à filles ( c’est aussi ça la Thaïlande), mais heureusement Fred nous avait trouvé une guest fort agréable avec son petit jardin.

Le lendemain, on prend les scooters pour aller explorer les environs, je dois dire que je n’en mène pas large au début d’autant plus qu’ici ca roule à gauche, mais je ne vais pas rester sur mon aventure Vang Viengaise. Je propose à Lila de monter avec Fred, : » non maman, je préfère monter avec toi sinon après j’aurais peur tout le temps » elle m’impressionne ma fille. Elle sera un peu plus crispée au début, mais au bout d’une heure, je la sens aussi détendu qu’avant notre accident.

Notre balade nous mènera au temple noir, un endroit vraiment incroyable, digne de toutes les images de sorcellerie que vous pouvez avoir. Au menu, ossement d’éléphant, peau de crocodile, d’ours et de serpents, bois de cerfs, cornes de bufles ……….On se croirait arriver dans un village de sorciers prêts à les recevoir pour la grande fête annuelle.

Afin de revenir dans un monde normal, nous partons à la chasse à la cascade, mais celle ci nous paraitra bien fade par rapport aux cascades laotiennes, mais où nous trouverons un peu de frais car il fait trés chaud par ici, après le frais de la montagne à Luang Prabang, cela nous fait bizarre.

Enfin nous finirons la journée par le temple blanc, et oui, facile, à Chiang Rai, au nord  il ya le temple noir, au sud le temple blanc. Et autant le temple noir, fait penser à la magie noire, autant le blanc, nous donne une impression de conte de fée avec ses personnages féeriques.

Le temple a été crée par un artiste thaï, afin de représenter la sa vision du paradis bouddhiste. Il est blanc immaculé, pour symboliser la pureté, et rehaussé de petits miroirs qui donnent encore plus de magie à l’ensemble surtout quand la lumière s’y reflète, les miroirs étant censés représenter la sagesse ou la réflexion de l’illumination ( je vous laisse réfléchir la dessus, vous avez 2h )

A l’intérieur de ce temple, une fresque sur 3 des 4 murs ( il est toujours en chantier), on reste sans voix devant cette fresque que l’on penserait plutôt voir une galerie d’art moderne que dans un temple bouddhiste. On peut y voir Superman, Kung fu Panda, mais aussi Bush et Ben Laden ainsi que notre Zizou national donnant son fameux coup de boule.

Je profiterais de retrouver la vie civilisée pour me faire couper les cheveux dans un vrai salon de coiffure avec massage cuir chevelu et tout et tout, ben y’a pas à dire ça à aussi du bon la vie civilisée …

Nous ferons aussi nos bons touristes, en allant manger dans le marché de nuit, total je serais malade toute la nuit, Fred non, peut-être grâce aux insectes grillés qu’il aura gouté !!!

N’ayant pas beaucoup de temps et ne trouvant pas la ville à notre gout, nous partons pour Chiang Mai, un peu plus au sud, 3h30 dans un bus climatisé, y’a pas à redire, ça a du bon la vie civilisée …

Après une petite balade dans la ville à la recherche d’un hôtel, nous trouvons notre bonheur dans une petite ruelle de la vieille ville. Une guest dans un petit jardin tenue par un français. Nous passerons 5 jours à Chiang Mai, et je dois dire que nous nous laisserons bercer par la douceur de vivre de la ville, au menu balade à vélo dans les ruelles, visite des temples, massage, cours de cuisine… la ville est aussi européennes qu’asiatique, en tout cas dans la vieille ville où l’on croise énormément d’occidentaux. Ils viennent ici pour apprendre les fameux massages thaï, et beaucoup se laissent emporter par la tranquillité de cette petite ville de 250 000 habitants, et n’en repartent pas.

Ce ne sera pas notre cas, nous avons un avion à prendre … nous retrouvons avec joie, le train de nuit, par contre, assez étonnant, ici si tu veux avoir une couchette il faut prendre le train de l’après midi, celui de soir est un train avec uniquement des places assises !!! allez comprendre. contrairement à tous les trains couchettes que nous connaissons, ici c’est d’abord assis que nous commençons le voyage, puis vers 19h30, un ‘controleur’ vient gentiment nous faire nos lits qui sont beaucoup plus spacieux que dans tous les trains que nous avons pris jusqu’ici ( en France y compris). Par contre niveau horaire, ce ne sont pas les meilleurs, on part avec 1h de retard et on arrive avec 2h de retard, mais ca tombe bien, l’arrivée était prévue à 5h30.

En arrivant à Bangkok, on file directement au consulat de Birmanie faire nos visas, nous n’avons que 2 jours pour les faire, car vendredi est férié en Birmanie. Et on a bien fait car en arrivant à 8h, il y a deja du monde qui attend alors qu’il n’ouvre qu’a 9h.

Une fois les demandes de visa déposées, nous partons à la recherche d’un hotel, après, 3 hotel et 2h dans un taxi ( pour 350 bath, soit moins de 10 euros ), on échoue finalement vers Ko San road, le lieu touristique par excellence, tout ce qu’on aime !!! On fait le tour, mais tout est cher, ou complet, voir les 2. Je sens que la petite troupe est au bord de la rupture et décide finalement de se faire un petit plaisir et nous prenons une chambre dans un hotel avec piscine, notre budget n’est pas content, mais les enfants sont aux anges.

Le lendemain, on revient à nos bases, soit une chambre pour 270 bath (7 euros), on trouve un petit quartier fort tranquille au bord de la rivière, on ne se croirait pas du tout dans une grosse ville, c’est tranquille, et on sort des quartiers à touristes aux thaïlandais peu sympathiques. On récupère nos visas birmans sans problèmes. Tout va bien.

Nous ne verrons pas grand chose de Bangkok, il fait une chaleur étouffante, et après 11h il est vraiment difficile de se promener.  On visitera tout de même le palais royal, mais devant la chaleur et le monde, on partira avant même d’avoir vu le Wat Pho !!!

Je ferais avec les enfants la visite du zoo, ou Lila et Milo se feront un plaisir de caresser un serpent, moi pas !

Je me ferais aussi le marché du week end, un genre de puce, mais grandeur Asie, en quasiment une journée je n’ai pas réussi a faire le tour. On y trouve de tout, de l’ustensile de cuisine, aux vêtement bien sur, en passant par son animal de compagnie habillé dernière mode ! Milo aura le droit à de nouvelles chaussures. Pendant ce temps Fred et Lila se feront le musée national.

Voila, il est temps de partir pour la Birmanie, et je ne suis pas sur que nous aurons accès à notre blog de la bas (!!!). Il faudra donc attendre notre retour en Thaïlande le 5 mai pour connaître notre impression sur ce pays d’où tout le monde revient plus que ravi. La Birmanie sera aussi pour nous le moment de fêter notre 5ème jour de l’an, car dans 3 jours c’est le nouvel an bouddhiste ( la fameuse fête de l’eau ).

 

Ps à tous les amateurs et défenseurs de la langue française, cet article a été écrit sans filet, donc désolé d’avance pour les fautes de grammaire, d’orthographes ou autres …

PS 2 : je poste finalement l’article de Birmanie, mais au vu de la connexion, il manque certaines photos que je mettrais des que je retrouve une vraie connexion. Ici tout va bien.

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SOKDEE LAOS

C’est en bus de nuit que nous effectuons le trajet qui nous mènera de Pakse à la capitale Vientiane. Les enfants sont tout excités, moi un peu moins. J’avoue de ne pas avoir la même confiance que lorsque j’embarque depuis la porte d’Orléans vers n’importe quelle salle de concerts française. Le bus est bien aménagé, avec de vraies couchettes (pas comme au Vietnam). Nous aurons même la chance de disposer d’un plateau complet comprenant 5 couchettes, c’est grand luxe (hormis le fait que nous soyons juste sur le moteur, mais finalement, pas si bruyant que ça). La route est bien tracée et pas trop défoncée, à la finale, pas de raison de s’inquiéter.

vue du haut de l'arc de triomphe

Arrivée au petit matin en périphérie de la ville, encore endormie. On nous avait parlé de la douceur et du calme suranné de Vientiane, et c’est bien ce que nous y découvrons. De grandes artères paisibles et ombragées, quelques vieilles bâtisses de l’ère coloniale, entourées de gigantesques manguiers, ça et là, des temples où l’on vient également chercher la fraîcheur en pleine journée, voilà ce que nous découvrirons lors de nos promenades à vélo, à travers la capitale. Pour le reste, Karine nous avait dégoté une petite Guest-House en périphérie de la ville, avec piscine. Donc le reste de nos journées se ponctuaient de baignades et de travail scolaire à l’ombre des palmiers. Nous apprécierons ces quelques jours passés à la ville, d’autant que nous y prendrons l’un de nos meilleurs repas du séjour, au Makphet ( piment en laotien), restaurant aidant à la réinsertion de jeunes en difficulté ou venant de milieux défavorisés. Nous y dégusterons une cuisine pleine de saveurs, d’épices en tout genre se mélangeant à merveille, rien de trop épicé et de jolies couleurs dans nos assiettes, et des cocktails à tomber …

l'arc de triomphe de Vientiane, copie de notre arc à nous, fait avec les pierres qui auraient du servir à construire le nouvel aèroport de Vientiane

Nous quittons à nouveau le Mékong et Vientiane pour remonter encore un peu plus au nord et rejoindre Vang Vieng ou la ‘’Ibiza laotienne’’. Il se trouve que cette petite bourgade, réputée pour la fête et son tubing (rien de sportif là dedans, il suffit de se mettre dans une grosse chambre à air et de se laisser glisser pendant 3h sur l’eau tout en s’arrêtant dans les nombreux bars situés sur les berges…), est aussi située dans un cadre magnifique, encerclée de montagnes. Elle nous rappelle les paysages de Yangshuo (en Chine) ou de Nin Binh (au Vietnam), et cela mérite amplement un arrêt. Karine (encore une fois) nous a trouvé une superbe Guest House sur la berge opposée de la ville et des bars, dans un magnifique parc arboré, avec les montagnes en ligne de mire. Là encore, nous tombons sous le charme de cette atmosphère somnolente et paisible, ainsi que des paysages de montagnes et de verdure qui nous entourent. Nous partirons à vélo découvrir la campagne environnante, ponctuée de nombreuses grottes et cascades, mais nous en avons déjà tellement vu ces derniers temps que nous préfèrerons nous arrêter au bord d’une rivière sur un site bien nommé ‘’ le Blue Lagoon’’ pour encore un peu de farniente, baignade, plongeons et autres sauts à la corde. Lila excellera dans l’art de sauter depuis les branches hautes d’un arbre. Elle effectuera même (âmes sensibles s’abstenir) un salto avant d’une hauteur de 6 mètres… j’ai cru défaillir… elle se fera tout de même un peu peur à la réception, mais pas de bobo. Grand respect pour ma fille. Je n’aurai, de mon côté, même pas le courage de sauter simplement à l’eau depuis la même hauteur… (Bouhhh).

le saut de 6m. Pas de photo du salto, trop rapide ...

vue de notre chambre

Dans la séquence émotion forte, nous aurons le droit également à une belle frayeur de la part de Karine et Lila, parties toutes les deux au petit matin, louer une mobylette et aller gentiment chercher du pain à la ville. Il faut savoir que pour cela, il fallait emprunter une passerelle faite de bambou et de planches de bois. Il avait plu dans la nuit, ce qui n’a pas du aidé, bref, sur le chemin du retour Karine perd le contrôle de son engin, part en glissade. Karine et Lila se retrouvent projetées de la mobylette et finissent un mètre plus bas, dans les cailloux et les galets… Je vois donc revenir mes deux petites femmes à la Guest House, l’une en état de choc (Lila), l’autre en larmes (Karine). On évalue les dégâts et on se dit rapidement qu’une petite visite à l’hôpital s’impose (coup de bol, il y en a un en ville, à moins de cinq cents mètres de là). Départ en tuk-tuk et en famille, direction les urgences. Nous sommes gentiment pris en charge par une infirmière puis par un jeune médecin très sympathique. Le temps d’évaluer l’ampleur des dégâts, quelques palpations, quelques plaies nettoyées et désinfectées et nous voici rassurés. Nous craignions notamment pour Lila qui se plaignait de douleurs près des côtes mais finalement rien de grave, des bleus et de quelques plaies. Nous voici repartis, un quart d’heure plus tard, nos médicaments en poche, direction la Guest House pour un bon petit déjeuner. Bravo et merci, pour le système de santé laotien, efficace, rapide et peu onéreux. On s’était presque vu écourter le voyage pour un retour précipité en métropole… on s’en sort vraiment bien.

Evidemment, on oublie la petite virée en mobylette, prévue pour la journée. On s’en tiendra à regonfler le moral des troupes et soigner les bobos du jour, en allant piquer une tête dans la rivière et regarder les montgolfières s’élever au dessus de nos têtes ( à peine 10m au dessus des toits de la ville )

Il est temps, à nouveau, de boucler les sacs et de repartir encore un peu plus au nord, direction Luang Prabang, pour une dernière halte ‘’culturelle’’ au Laos.

Le trajet en bus, reliant Vang Vieng à l’ancienne capitale royale, sera probablement le plus éprouvant que l’on ait connu. Neuf heures de montagne, de cols, de lacets, de coups de frein, de nid de poules, d’asphalte défoncé, nous ferons passer un mauvais moment. Les enfants, en routards aguerris prendront sur eux et seront d’une patience exemplaire. En chemin, nous sommes frappés par ces brumes qui recouvrent bon nombre de forêts environnantes.

En effet, depuis le nord du Cambodge, ce sont des centaines d’hectares de forêt que l’on voit partir en fumée. Le paysage est obscurci, les yeux rougissent, le nez s’irrite, la gorge se charge. La saison du brûlis bat son plein. En Mars et Avril, avant le retour de la mousson, les paysans font bruler tout ce qu’ils peuvent, afin de pouvoir récupérer du bois de chauffe et de dégager de grandes zones pour y installer des champs (de manioc notamment) ou des fruitiers (bananiers essentiellement). On sait malheureusement que cette technique fonctionne les premières années, mais que très rapidement les sols sont lessivés et appauvris au point de ne plus rien donner, que cela favorise l’érosion des sols qui amplifient les problèmes climatiques (glissement de terrain, inondations), sans parler de la destruction d’écosystèmes complets, mais cette pratique a la vie dure. C’est ainsi qu’entre deux zones de végétation dense, on trouve des montagnes pelées, ravagées par les flammes, appauvries par les eaux, et aujourd’hui incapables de produire quoi que ce soit.

Après notre éprouvant trajet, nous arrivons à la nuit tombée, à Luang Prabang. Une fois installée dans une ruelle paisible du centre ville, nous partons à l’assaut du marché de nuit, pour se trouver un bon dîner bien mérité. Retour en force à la civilisation et à la société de consommation, on se croirait au Cap d’Agde au mois d’Aout… heureusement, nous trouverons un super petit resto, nous rappelant nos soupes de Puzhehei.

Le lendemain, nous partons à la découverte de la ville et de ses nombreux vestiges, tantôt des temples très bien préservés, tantôt de belles demeures coloniales. La classification au patrimoine mondial de l’UNESCO impose un certain standing et on sent les douze années consacrées à la rénovation et restauration de la ville, c’est tout beau, tout propre…un peu trop peu être.

 

Nous retrouverons en ville, une famille française, rencontrée un peu plus tôt à Kratie au Cambodge. Nous passerons avec eux, quelques soirées sympathiques, autour d’une crêpe au chocolat (la civilisation n’a pas que du mauvais) ou d’un verre de Pastis…(une grosse envie en voyant la bouteille sur un étal). Nous aurons l’occasion de faire quelques excursions ensemble, notamment, la visite du Palais Royal, ainsi qu’une journée aux chutes de Huang si ? Dans une forêt luxuriante, on découvre une belle cascade de quelques dizaines de mètres, plongeant successivement dans plusieurs bassins bleutés. En prime, une réserve comprenant une trentaine d’ours rescapés du braconnage. Encore une journée agréable, entre plongeons, baignade, marche en forêt. Lila et Milo appréciant de pouvoir se faire de nouvelles copines, Ilda et Zélie, âgées respectivement de 13 et 6 ans.

 

Il ne nous reste plus qu’à effectuer le trajet de Luang Prabang à Houai Xai pour rejoindre la frontière thaïlandaise et quitter définitivement le Mékong, qui nous aura accompagné depuis maintenant près de deux mois.

En guise d’adieux, nous effectuerons le trajet en bateau, pendant deux jours, avec une halte pour la nuit dans le village de Pakbeng. Nos compagnons de route sont également de la partie. Cela rendra le temps moins long, notamment pour les enfants. Pendant ces deux jours, nous pourrons admirer la force et la diversité de ce superbe fleuve. Malgré la saison sèche et un lit très bas, on sent la vigueur du fleuve, de ses rapides et on peut lire quel doit être son niveau lors des crues. Les paysages autour sont superbes, malheureusement trop souvent ponctués de brouillards causés par les feux de forêt. La vie aux abords du fleuve est moins trépidante que plus bas, dans le delta, du fait des crues du fleuve bien plus importantes dans cette région. Ici pas de villages flottants, mais de petits villages perdus dans les hauteurs et cachés sous les bananiers et palmiers. Mais nous y voyons des choses toujours aussi étonnantes et captivantes ; des orpailleurs accroupis avec leurs tamis, aux enfants nus jouant sur les berges, en passant par les taxis rapides qui nous croisent (comprenez des pirogues équipées de gros moteurs ultra rapide et dont les passagers portent souvent un casque de moto intégral pour se protéger des embruns), quel spectacle.  Nous verrons même deux éléphants que nous croyions sauvages, mais en regardant les photos de plus près, nous verrons que leurs pattes sont entravées.

la culture sur brulis encore et toujours

les orpailleurs

la moto du Mékong, ou comment faire en 7h, ce qu'on a fait en 2 jours !!!

Nous arriverons enfin Huay Xai, frontière avec le Thaïlande pour manger notre dernier laap… Comme on dit ici, Sokdee Laos.

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Lila au Cambodge

Bonjour les copains,

Comment allez vous ? De notre côté, nous avons quitté le Cambodge.

Nous y avons visité  les temples d’Angkor,  ce sont des temples qui ont étés construits par l’ Empire Khmer au 9e siècles en l’honneur des dieux indous. C’était une des plus importante cité au monde à cette époque (environ 1 million d’habitants, alors qu’à Londres il y en avait environ 10 mille). Les Khmer stockaient l’eau dans de grands réservoirs appelés Baray, mais à un moment ils n’ont plus réussis à contrôler l’eau et les habitants sont partis car ils ne pouvaient plus habiter dans cette cité. Les temples ont été redécouverts par  un français qui s’appelait Henri Mouhot  en 1861.

Depuis que les temples ont été abandonné, la nature à repris ses droits, et des fromagers (grands arbres) ont poussés et soulevés les pierres. On aurait dit qu’ils coulaient sur les temples, c’était impressionnant.

Nous avons visité Angkor Wat ,  Ta Phrom et Bayon mon préféré, à cause de ses visages qui semblaient nous espionner.

Nous avons été ensuite à Battambang, et nous sommes montés sur le bambou train où je n’étais pas très rassurée mais ca c’est quand même bien passé. Il faut que je vous dise que le bambou train est une planche en bois, montée sur 2 essieux qui roule sur une voie de chemin de fer. Heureusement il y à très peu de vrais trains qui passent. Par contre on a croisé beaucoup d’autres bambou train  et c’était rigolo car vu que nous avions des motos quand on croisais un autre train c’était eux qui démontaient leur train pour nous laisser passer, car nous nous ne pouvions pas descendre nos motos du train.

Nous sommes aussi allés voir les dauphins d’,eau douce à Kratie qui sont en disparition (il n’en reste que trente ) et peut être les seul qui sont encore vivants.

Avec le tourisme ca les sauve car l’argent que gagnait les tueurs en les vendant il le gagne grâce au tour en bateau qu’ils proposent.

 

La langue officielle est le Khmer  son écriture est très jolie et très arrondie elle comporte 2 tons. C’est beaucoup moins difficile que le vietnamien ou le chinois. Au Cambodge j’ai aussi beaucoup ressentie la présence de la langue française (au palais du roi à Phnom Penh et tous les sites officiels ), et puis nous avons croisé aussi des cambodgien qui parlaient français.

Au revoir

Lila

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Pour mes copains

bonjour les amis,

Lors de notre voyage, j’ai vu plein d’animaux et je pense qu’il y en a que vous n’avez peut-être  jamais vu, c’est pour ça que je vous les ai mis sur le blog ( note de maman :dans galerie / animalerie).

On vient de quitter le Laos, il y avait plein de montagnes et c’était très beau, y’avait aussi plein de cascades où on s’est baigné, l’eau était froide mais ça faisait du bien.

Maintenant je suis en Thailande, et il ne me reste plus qu’un pays, et après on ira à la plage.

Je vous embrasse, et vous me manquez très fort les amis, je reviendrais bientôt en France, mais ca va je suis bien ici, les gens sont des fois bizarre avec moi, mais ils sont pas méchants c’est juste qu’ils veulent me faire des bisous et des calins.

Milo


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