C’est bon j’ai digéré le retour !

Il est grand temps de faire revivre ce blog qui s’ennuie depuis notre retour, il y a 1 an maintenant …je vous entend d’ici dire : »déjà ! » Point de nouveau voyage pour le moment, (même si l’envie ne nous manque pas ) mais je vais essayer de partager avec vous des petits ballades, des petites recettes, des petites adresses , bref des petits moment de bonheur qui vous feront voyager autrement …

Nous nous étions quitter en Malaisie, je me dois donc de remercier ma soeur et Akiko qui nous attendait à notre arrivée avec un petit déjeuner digne de ce nom : fromage, croissant, bon pain croustillant, champagne… Je dois dire que ce fût bon après ces mois à manger du riz matin, midi et soir …

photo du jour 6 aout

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Je ne ferais pas de bilan, c’est un exercice bien trop périlleux, mais juste pour le plaisir des chiffres : 10 mois, 302 jours, 8 pays, 17 trains, 36 bus, 12 bateaux, 9 avions, 74 hotels…

Je ne répondrai pas à la question fatidique: « quel est le pays que vous avez préfèré ? », car comme vous avez pu vous en apercevoir tout au long de nos péripéties, tous les pays nous ont plus pour des raisons différentes : la Chine pour son histoire, sa cuisine et ses estampes réelles; Le Vietnam pour ses hauts plateaux; Le Cambodge pour sa population; Le Laos pour ses paysages incroyables; La Thaïlande pour ses plaisirs gustatifs et ses fonds marins; La Birmanie pour les birmans et ses temples; l’Indonésie pour un peu de tout ça réuni…

Le vrai bilan de ce voyage c’est que tout le monde y a trouvé de quoi le vivre pleinement. Ce fut un vrai bonheur et une vraie chance que de vivre ensemble pendant ces 10 mois, et un vrai luxe que de vivre à notre rythme.

Je m’en suis très vite rendu compte au retour; La vie française a vite repris ses droits, et son traintrain quotidien … Très difficile pour moi que le retour à la vie normale, autant Fred est réparti très vite en tournée, Lila a retrouvé avec grand plaisir les bancs de l’école et surtout du collège ! Il n’y a que Milo, qui au début à eu aussi un peu de mal  » mais qu’est ce que je vais faire toute la journée a l’école moi ? Je veux rester avec mes parents « … Mais finalement le fait de retrouver ses copains qui parlent tous français a eu raison de ses craintes.
Après une année en France, nous sommes de nouveau dans le moule, mais nous avons su garder un peu de cette nonchalance asiatique qui nous maintient quelque peu la bas.
L’année prochaine, de nouvelles aventures s’offrent a nous, Lila rentre en classe horaire aménagé danse, Milo rentre en CP, et de mon côté, je vais essayer de developer un peu la petite entreprise que j’ai monté à notre retour…

Je terminerais par un proverbe tibétain : le voyage est un retour vers l’essentiel….

3 mois dans la vie d’un poisson

Voici donc le fameux film dont nous vous avions parlé, et qui résume nos rencontres sous-marine pendant nos trois derniers mois de voyage. Un peu en retard il est vrai… le retour à la vie occidentale n’a pas été de tout repos… Mais cela vous sera conter une autre fois.

Je pourrais vous conter par contre aujourd’hui notre dernière semaine de voyage, en commençant par la fièvre de Milo qui a failli nous faire rentrer plus vite, mais qui n’aura que fait faire une nuit blanche à sa mère !, l’heure de bateau pour rejoindre l’île de Mabul où Milo a encore cru qu’il ne sortirait pas vivant de cette épreuve, les plongées dans les poubelles de Mabul où les habitants doivent déjà penser à survivre avant de penser écologie (!), les plongées sublimes, entourée de requins, barracudas, tortues et autres bancs de poissons dans les fonds de Sipadan, ou encore vous raconter comment nous avons perdu 4 plongeurs pendant 4h, mais non, je sais que votre temps est compté, et je préfère vous laisser savourer ces quelques minutes de sérénité…

Un grand merci à Marie, Damien et Clément pour l’utilisation des photos, ainsi qu’à David, my best buddie, et à playmoblaise pour son aide musical .

Voici aussi le lien au cas ou cela ne marche pas : http://youtu.be/30JfyIcCUGg

Selamat jalan

C’est devant mon dernier lever de soleil indonésien que je prends le clavier pour vous écrire.
Nous restait donc une bonne semaine après nos aventures kelimutiennes, personne n’était très motivé pour repartir à l’aventure, et encore moins mes fesses qui n’en peuvent plus d’être maltraitées par les mauvaises routes, l’absence de suspension, les banquettes en bois… Nous aurions pourtant aimé finir dans l’archipel d’Alor, voir les baleiniers et les cachalots, cela aurait été une belle boucle, puisque ce voyage à commencer dans nos têtes à Madagascar, devant les baleines… Mais c’est peut être que justement l’histoire ne se termine pas là, et que d’autres aventures nous attendent. Voici donc notre dernière semaine indonésienne en quelques lettres ( ça rappellera quelque chose à certains ) :

A comme Argent : que Lila aura gagné à la sueur de son front en épluchant des girofles avec ses copines indonésiennes. 1 kilo = 1000 rp (10 cts d’euros). Elle restera chez eux à temps plein lors de notre séjour à  Maumere.

B comme Bintang : la dernière bière asiatique de notre périple.

C comme Chien : alors que nous arrivons à notre hôtel de Maumere, le patron fort sympathique, nous propose de partager un bout de son repas, polie ( ou visionnaire ), je décline alors que Fred en mange un bout tout en demandant ce que c’est. « dog » dit le patron ! Verdict de Fred :  » un peu caoutchouteux, mais la sauce était très bonne ».

D comme Danger : que nous n’avions pas ressenti pendant ces 9 mois et demi et qui est ressorti là sur un bord de plage : vol de notre hamac, agression d’une voisine de chambre et altercation lors d’un retour de jogging, qui aurait pu mal tourner.
Sensation étrange de ne pas se sentir en sécurité, après avoir évolué en toute quiétude pendant ce périple. Mais cela n’a pas occulté tous les sourires et toute la bienveillance dont nous avons bénéficiés depuis le début de notre voyage. Par contre ce sera tout de même la première fois que nous fermerons nos bungalows à clé la nuit.

E comme Église : Flores est une île majoritairement catholique ( si si les ch’tis ), le dimanche est donc jour de messe, c’est vêtue de ma plus belle robe que j’irai de bon matin à la messe. Les femmes ont mis leurs plus beaux Ikats, les hommes, leurs plus belles chemises, et les enfants, leurs tenues du dimanche. Tout le village est réuni, les enfants à gauche, les hommes à droite et les femmes au milieu ( sauf celle avec des enfants en bas âge qui sont près de la porte, je resterai d’ailleurs avec elles, connaissant ma ferveur pour l’église, je sais que je devrai sûrement m’éclipser discrètement ).


Le prêtre arrive précédé de ses enfants de chœur, et c’est accompagné de chants qu’il rejoindra l’autel. C’est beau, mais ça reste une messe avec tous ses sermons, je m’éclipse comme prévu.

F comme Foto : non ceci n’est pas une faute d’orthographe, c’est comme ça que ça s’écrit en indonésien. Et les indonésiens, les photos ils aiment ça, ils posent, ils demandent à se faire tirer le portrait, et après c’est sont eux qui remercient ! J’ai du coup tout un tas de clichés de gens que je ne connais pas du tout et que j’ai juste croisé au détour d’une rue.

G comme Goreng : qui veut dire frit. Ici tout se mange frit, le riz (nasi goreng), les nouilles ( mie goreng), le poulet ( ayam goreng), le poisson ( ikan goreng), les bananes (pisang goreng)…
Mais nous on préfère bakar ( grillé)

H comme « Hello mister » : la phrase la plus entendue lors de notre séjour à Flores. Petits et vieux, femmes ou enfants, tout le monde nous saluait, et souvent les rires fusaient à notre passage, mais pas de rires moqueurs, plutôt la joie de partager juste ces quelques mots avec le « bule » ( l’étranger  ou plus précisement caucasien)

I comme Ikats :  «  (du indonésien ikat, « attacher, nouer ») est un procédé de teinture et de tissage dans lequel le dessin est créé en teignant d’abord le fil de trame, ou le fil de chaîne, de toutes les couleurs qui vont y figurer, à des intervalles très précis, de sorte qu’au moment du tissage les éléments du dessin se créent par la juxtaposition des parties du fil de la couleur appropriée (par exemple, cinq ou six points jaunes de deux millimètres, à un mètre de distance l’un de l’autre sur la longueur du fil, viennent l’un au-dessus de l’autre au moment du tissage pour former l’œil d’un oiseau, et ainsi de suite pour chaque élément du dessin). En teignant le fil, les parties qu’on veut préserver d’une certaine couleur de teinture sont cachées par un fil qu’on noue sur le fil de la trame. On plonge ensuite le fil dans la teinture. On recommence pour les autres teintes. Par extension, le mot désigne également le tissu qui en résulte. » source Wikipedia.

Les femmes mettent environ un mois à fabriquer une pièce . Chaque région à sa couleur et ses dessins.
Une visite au marché me montrera différents modèles faits par les villageoises venues spécialement vendre leur production.

 

Les hommes eux viennent vendre leurs machettes et jouer aux dominos ( avec des cartes ), ils jouent de l’argent bien sûr, et les gains sont représentés par des bouts de bois qu’ils s’accrochent aux oreilles avec une ficelle.

J comme J’y vais ou J’y vais pas : c’est un peu le jeu auquel nous nous serons prêtés ces deux derniers mois. Nous pensions découvrir les Philippines, ce sera pour une autre fois. Nous ne pensions pas passer nos deux derniers mois en Indonésie, nous avons imaginé un moment pousser un peu plus loin vers l’est, pour rejoindre Solor et Alor, là encore, ce sera pour une autre fois. Et nous terminerons notre périple en Malaisie, côté Bornéo, chose que nous n’avions pas envisagée, il y a quelques semaines encore.

K comme Krupuc : les chips de crevette accompagnant le fameux gado gado, et dont les enfants raffolent . Le gado gado est un de nos plats préfèré, il est constitué de légumes cuits à la vapeur dans sa version diététique, ou frit dans sa version enrichie, de riz, d’un oeuf dur et d’une sauce cacahuète, la fameuse sauce satay qui pourra aussi accompagner poulet, poisson… dont voici la recette

Ingrédients : 125g de cacahuètes non salées grillées à sec, 1 cc de purée de piment fort, 2 gousses d’ail, 1 cs de sucre de palme (peut être remplacé par du sucre roux), 2 cs de sauce soja, 12 cl eau
Préparation : écraser l’ail avec le piment.
Piler les cacahuètes avec la moitié de l’eau jusqu’à obtenir une pâte.( oui maman, tu peux le faire au blinder) Ajouter le piment et l’ail, le sucre et la sauce soja et piler de nouveau, ajouter de l’eau pour obtenir une pâte. Il faut obtenir une pate assez épaisse, mais pas trop compacte tout de même.
Faire chauffer dans un wok, tout en remuant pendant 5 bonnes minutes avec un peu d’eau ou de lait de coco, selon votre convenance.
Ne vous reste plus qu’à napper vos légumes, ou tremper votre poulet avant de le faire cuire au barbecue … Ici on le sert souvent avec les légumes froids et la sauce chaude.

L comme Larentuka : la ville la plus à l’est de Flores mais que nous ne verrons pas. Fainéants, que nous sommes.

M comme Montagnes : comme celles sur les îles en face de notre hôtel que nous ne nous lasserons pas de contempler, profitant de ces derniers moments où le temps n’a pas d’importance.

N comme Noix de coco : y’en a partout, sur les arbres, râpées sur le marché, coupées en morceau sur le sol en train de sécher pour faire de l’huile… Fred est même devenu un spécialiste de l’ouverture de la coco à la machette .

O comme Ojek, ces mobylettes qui passent devant vous en vous demandant « where you going? », au début je me disais, dis donc ils sont vraiment sympas, ils pensent que je suis perdue et veulent m’aider mais non ce sont des motos taxi ! Il y en a partout et ils sont prêts à vous emmener n’importe où, on nous a même proposé de faire Ende/ Moni ( 40km) avec nos 5 sacs à dos et les enfants sur 2 ojeks !!!
Mais nous on préfère les bémos, taxi collectif, avec leur musique à fond, leur flopée de miroirs et de peluches. Mieux vaut ne pas être pressé, car sur les longues distance, ils ne partent que lorsqu’ils sont pleins.

P comme Potager qui servait à faire les plats dans notre petit hôtel au milieu des cocotiers . Un petit coin perdu, sans même une route pour y accéder.
Dans le jardin il y avait un potager ainsi qu’une porcherie pour le plus grand bonheur des enfants qui auront passer leur journée à donner à manger aux bébés cochons au biberon, faire le tour du potager pour trouver les tomates mûres, jouer au foot avec les enfants de la maison.

Q comme Quand est ce qu’on repart ?

R comme Retour : ben oui, forcément on y pense, c’est une sensation étrange que la fin d’un voyage de 10 mois. Tout le monde à envie de rentrer bien sur, retrouver la famille, les copains, le bon pain, le beurre salé, de vrais morceaux de viande, notre maison, notre jardin…. Mais en même temps, la question est là en suspens : allons nous réussir à re-rentrer dans le moule ?

S comme Sans commentaire

T comme Tsunami : Maumere était très réputé pour son corail tellement coloré et fourni, que la baie s’appelait le jardin de la mer, mais le tsunami de 1992 à fait des ravages, et le corail recommence tout juste à fleurir.
Nous aurons d’ailleurs l’occasion d’aller faire un tour en bateau autour de l’île de Babi, ou le tsunami à crée des failles sous l’eau. Un lieu magique où l’eau est d’un bleu profond tel que nous ne l’avions jamais vu.

D’ailleurs on a bien failli le voir bien plus longtemps que prévu car au moment de repartir, le moteur à fait des siennes, et il a fallu que notre capitaine nous amène à la canne tel les gondoliers de Venise, sur une île déserte afin de réparer la panne…

U comme Ultra bien dixit Lila, et pourtant c’était pas gagné avant le départ

V comme Volcans : qui nous suivent depuis notre arrivée en Indonésie. Le Kawah Ijen et son lac, vu de notre hublot d’avion. Le Agung de Bali que nous appréciions de notre plage de Senggigi puis de Gili Air, le Rinjiani gravit avec brio par Defré, le Tambora vu lors de notre « croisière » le long des cotes de sumbawa, et qui a le triste record d’avoir provoqué l’éruption la plus puissante de ces 10 000 dernières années !!! L’Inerie dans les environs de Bajawa, le Kelimutu dont nous avons pu apprécier les fameux lacs et enfin le Egon, trônant fièrement derrière notre hôtel de Wodong. L’Indonésie est la plus vaste zone volcanique du monde. J’en profite tout de même pour glisser un erratum (voir article précédent) 17 500, c’était le nombre d’îles que comprend l’archipel, par contre on compte « seulement » 500 volcans dont 130 environs sont encore actifs…

W comme Warung : ces petits restaurants où nous aurons pris la plupart de nos déjeuners, le plus souvent en compagnie des locaux. Souvent d’un aspect douteux, mais finalement servant des plats économiques et délicieux.

X comme X Ray : car il faudra bien passer par là, lors de nos nombreux vols, pour rentrer dans notre beau pays. Entre le 5 et le 6 août, ce sont pas moins de 3 vols qui nous attendent avant de rejoindre Paris. De Tawau jusqu’à Kuala Lumpur, puis de Kuala jusqu’à Amsterdam et enfin d’Amsterdam jusqu’à Paris… On va avoir fière allure à notre arrivée…

Y comme on en a pris plein les Yeux

Z comme tout reprendre à Zéro, car c’est bien ça qui nous attend à notre retour…

 

 

 

 

 

 

 

Flores, d’ouest en est…

Part I : La Baie de Labuhan Bajo ou Comme un poisson dans l’eau

Nous voici donc fraichement débarqués sur l’île de Flores dans l’archipel des petites îles de la Sonde, étape la plus orientale de notre périple qui touche bientôt à sa fin. L’Espagne est de nouveau championne d’Europe, régnant en maître sur le football depuis 4 ans maintenant, bravo les Ibères.
De notre côté, difficile de décider de quoi sera fait la fin de ce voyage, les possibilités sont nombreuses, tous les noms évoqués sont alléchants. Pour la première fois, le temps viendrait à manquer. Nous pensons traverser Flores, puis pourquoi pas se rendre dans le Kalimantan, anciennement Bornéo, terre de nos cousins, les Orang Outangs, ou encore rejoindre les Sulawesi, plus connues sous le nom des Célèbes, et ses merveilleux sites de plongée. Tous ces noms font rêver, je me revois encore gamin, assis à mon bureau devant un grand planisphère, en train de parcourir des yeux ses territoires. Je ne pensais pas qu’un jour, je m’en trouverai si proche. Mais finalement, la raison l’emportera et nous choisissons de prendre le temps de découvrir Flores. L’Indonésie offre tellement de possibilités qu’il nous faudra y revenir un jour… Inchallah.
Nous débarquons à l’ouest de l’île, à Labuhan Bajo, petit port de pêche et de commerce en pleine expansion. Nous sommes toujours accompagnés de Damien, Marie et Clément, l’une des deux familles françaises rencontrées à bord de notre belle traversée de Lombok à Flores, via les îles de Komodo et Rinca, terres des dragons du même nom, mais tout cela Karine vous l’a déjà conté.
Nous passerons deux jours dans cette petite bourgade à ne pas faire grand chose. Un peu d’internet pour les uns, lecture pour les autres, un peu de course à pied pour moi. On laisse aussi les enfants profiter de leur copain Clément. Retrouver la civilisation après quelques jours en mer a du bon. On peut y faire quelques emplettes et même y trouver de bonnes tables dont nous profiterons pour fêter notre deuxième anniversaire de mariage. Nous apprécierons également une curiosité locale, sur les quais en cours de réaménagement, un tracto-pelle Caterpillar presque totalement immergé. On se dit que cela pourra faire l’objet, dans quelques années, d’un joli site de plongée sur épave. La question étant de savoir si le conducteur est encore dedans…

Désormais remis de notre croisière, nous mettons le cap au nord, sur l’île de Seraya, située à une heure de bateau de Labuhan Bajo. Nous débarquons sur une plage de sable blanc, aux eaux allant du turquoise au bleu profond, quelques bungalows en bambou sont disposés sur le rivage. On se dit que l’on va être au top pour passer les trois jours à venir. Après un repas léger et agréable, on se prépare à l’exploration de cette jolie baie et de ses fonds marins. Nous avons la chance d’être toujours accompagnés de nos amis, plongeurs avertis et fins connaisseurs de la faune et flore aquatique. Ce sera un vrai bonheur de partager avec eux la découverte du vaste monde de Nemo. Sans eux, je serai probablement passé à côté de tant de choses sans les voir ou sans pouvoir les nommer. Nous passerons donc le plus clair de notre temps dans l’eau, parfois en dessous, jusqu’à en ressortir transis de froid, tant l’envie de prolonger le plaisir était forte. Ce n’est évidemment pas la température de l’eau, proche des 35 degrés qui était en cause.


Nous avions déjà eu le bonheur sur les îles Gili de côtoyer les tortues, de les approcher, les accompagner dans leur valse lente et même de les toucher. Nous aurons encore d’autres réjouissances pendant ces trois jours. Notre quotidien sera constitué de poissons clowns, sergent major, balistes, anges, poisson globe, demoiselles, aiguilles et autres poissons perroquets, dans un environnement lumineux et multicolore, composé de coraux, de bancs de sable, de corolles, de pinacles, de vasques, d’anémones, de coraux mous, de gorgones. Nous aurons également le plaisir d’admirer des racasses (ce sera pour moi un grand moment que d’admirer ce poisson tout en parure et ornement), des seiches (dont je ne savais pas qu’elles changeaient de couleur en fonction de leur environnement… incroyable), des balistes clowns (vraisemblablement assez rares, selon nos accompagnateurs), des raies pastenagues et pour couronner le tout, nous nagerons avec des requins à pointe noire, même s’ils ne sont pas dangereux ni très volumineux, cela reste impressionnant de les voir sillonner autour de nous. Je m’arrête là pour la partie descriptions. Dans ce cas, rien ne vaut les images, Karine étant d’ailleurs en train de vous préparer un petit film sur le sujet. Cousteau, Hulot et autre Jacques Perrin n’ont qu’à bien se tenir…

Il est temps de reprendre la route et après l’exploration des fonds marins, de se lancer dans celle de l’île.

Part II : Bajawa ou la mise au vert

Nous rejoignons Labuhan Bajo pour rentrer dans l’intérieur des terres, direction Bajawa via Ruteng. Très vite, la route sinueuse s’élève dans les hauteurs et laisse entrevoir, au détour d’un virage, la superbe baie de Labuhan Bajo très escarpée, et au large, nous pouvons admirer toute une myriade d’îles dont celles de Rinca et de Komodo. Nous franchissons plusieurs cols, enserrés de montagnes et de volcans, avant d’atteindre un plateau d’altitude à quelques 1000m. Au fur et mesure que la matinée avance, le ciel se fait de plus en plus nuageux. Lorsque nous arrivons aux abords de Ruteng, la pluie et le brouillard s’en mêlent. Cette région très fertile, est le grenier à riz de Flores, et c’est sous la grisaille que nous pourront y admirer les « lingko », terrasses en forme de toile d’araignée.

Il est vrai que nous en avons traversé, des paysages de rizières, mais nous n’en avions pas encore vu des comme ça. La suite du trajet se fait essentiellement dans la grisaille, voire la purée de pois. Nous pourrons tout de même apercevoir les volcans Ranaka et Inerie, tous deux encore en activité. C’est après douze heures de route, à la nuit tombée, exténués que nous atteindrons la ville de Bajawa, située à 1100m d’altitude. Nous ressortons les pulls et tout ce qui nous reste pour nous couvrir, car ici, finie la chaleur, place au froid et à l’humidité, mais bon, on ne va pas se plaindre non plus.
Le lendemain, nous partons en bemo (sorte de combi, avec 2 banquettes face à face derrière ainsi qu’une sono survoltée et souvent fatiguée) à la découverte des villages traditionnels de la région. Au lever, finie la grisaille, c’est un beau ciel bleu qui nous accueille. Nous découvrons la ville et ses montagnes environnantes, dont le joli Inerie et ses pentes douces et régulières. Sur la route, la végétation est dense et luxuriante, une sorte de jungle d’altitude sur un relief trop escarpé pour être cultivé. Nous arrivons au village de Wolo sous un beau soleil, une femme nous y accueille et nous propose de nous faire la visite. Il faut dire que depuis que nous sommes arrivés sur Flores (et c’était déjà le cas à Lombok), nous n’avons le droit qu’à des sourires. Les gens sont accueillants et bienveillants, que ce soit dans les communautés musulmane ou catholique, qui semblent cohabiter en toute quiétude.

Nous découvrons donc une belle esplanade rectangulaire bordée de maisons sur pilotis, faites uniquement de bambou et couvertes de toit de chaume.

Elles sont toutes réalisées sur le même plan, une entrée décorée de panneaux de bois peint ou sculpté, une pièce centrale dédiée aux rituels et cérémonies, 3 ou 4 chambres pour y accueillir les 3 générations qui cohabitent ensemble et une cuisine partiellement ouverte. Notre charmante guide nous fera visiter sa maison et l’on n’imagine pas de l’extérieur un ensemble si spacieux. Derrière la maison, le jardin potager et le lavoir où Lila viendra en aide aux femmes pour la lessive du jour. En faisant le tour du village, toujours habité, on pourrait sentir une gène à se promener, appareil photo en bandoulière, mais les gens nous mettent à l’aise avec leurs sourires et nous proposerons même de poser pour quelques clichés. Comme toujours, se sont les personnes âgées et les enfants qui feront les plus beaux sujets.

Nous ferons également un crochet par l’ancien village de Wolo Lama (Lama signifiant ancien…), situé au cœur d’une bambouseraie, dont il ne reste rien ou presque, puisque les maisons ont toutes été démontées pour être ré-installées dans le nouveau village. La végétation a repris ses droits, seules persistent quelques alignements de pierres dressées.


Suite de la visite, toujours sur des routes escarpées et cabossées pour le village de Bena, plus beau vestige du pays Ngada. Mais la journée avançant, c’est sous la grisaille que nous y arrivons. Cette fois ci, le village est installé à flan de colline, toujours une esplanade bordée de maisons, mais si les matériaux sont les mêmes, l’architecture est sensiblement différente, les toits sont plus ouvragés et en leur centre, est perchée une petite statuette 20120720-150752.jpgpour éloigner les mauvais esprits. Le village est lui aussi toujours habité et il est en pleine effervescence. Hommes et femmes sont occupés à la construction d’une nouvelle hutte qui sera fêtée le soir même avec un vrai festin en train de mijoter. Nous y croiserons aussi un visage qui nous semble familier, nous le saluons et effectivement, c’est un homologue français que nous avions croisé à Pingyao en Chine, au tout début de notre long voyage, une éternité nous semble-t-il… Comme quoi, on ne le dira jamais assez, le monde est à la fois tellement vaste… et tellement petit.
Pendant notre visite, Lila et Milo préfèreront rester avec les enfants du village pour prendre un cours de pilotage de pneu…( y’avait bien une tite video, mais la connexion floresienne ne le permet pas ! )

Et enfin, pour terminer cette belle journée, nous nous rendons aux sources d’eau chaude, situées non loin de là. Ce n’est plus une route, mais une piste boueuse et semée d’ornières qu’emprunte notre bemo. Le chauffeur ne semble pas plus inquiet que ça. Il nous arrête après avoir passé un pont, nous voyons bien une rivière descendre en rapides, mais pas de sources, on nous indique alors un sentier en contrebas, et nous arrivons effectivement dans une zone moins agitée, légèrement en aval d’un point où deux torrents se rejoignent. Dans l’eau et sur les berges, ce sont des dizaines de locaux, petits et grands qui pataugent, qui s’éclaboussent ou qui font la toilette. Nous nous joignons à eux, la température de l’eau est parfaite. Tout le monde semble ravi de nous voir partager le bain avec eux, les enfants se feront rapidement des petits copains de jeu. Lila fera d’ailleurs forte impression sur les jeunes garçons de son âge… On se rend compte rapidement que la température de l’eau est le produit du mélange des deux torrents, l’un très chaud et l’autre très frais. On peut donc alterner bain quasi soporifique et douche vivifiante. Par chance, je retrouve un bout de savon qui trainait dans mon sac, cela nous évitera la douche froide à l’hôtel (et oui dans nos budgets, on trouve des chambres uniquement avec eau froide, quand on est en bord de mer, tout va bien, mais à 1100m d’altitude et dans le froid, c’est plus dur…)

Part III : Riung ou l’appel de la mer

Ces quelques jours à l’intérieur des terres, dans la fraîcheur et parfois, le froid et l‘humidité nous poussent à retrouver rapidement la chaleur et notre jardin aquatique. Nous mettons le cap au nord et le village de Riung où quelques îlots et beaux coraux ont l’air de nous attendre. Il nous faudra 3h30 en bus local, pour parcourir les 60 kms qui séparent Bajawa de Riung, on nous avait prévenu, c’est la portion de route la plus défoncée de l’île et pourtant le reste nous avait déjà semblé de bonne facture… Les paysages sont toujours somptueux, la végétation dense, les reliefs très escarpés. Passés les derniers contreforts, on aperçoit la vaste étendue d’eau turquoise et l’archipel de Tujuhbelas (qui signifie 17 îles, comme le 17 Aout 1945, date de l’indépendance de l’Indonésie, même si à bien les compter, il y en a en fait 23 au total…).


Ici, rien d’autre à faire que d’affréter un bateau pour rejoindre les îles. Alors du coup, c’est évidemment le sport local que d’arnaquer le touriste pour l’emmener faire un tour. On passera les détails, je crois que l’on s’en est plutôt bien sorti, même si le coût reste prohibitif par rapport à d’autres excursions similaires que nous avons pu faire au cours de notre périple…
Une fois l’affaire entendue, nous partons sur un petit bateau à moteur à la découverte des îles, beau paysage et première halte en mer pour baignade et snorkling, l’archipel est réputé pour ses coraux foisonnants. Pause rafraîchissante et agréable, mais pas de quoi non plus tomber à la renverse. Entre deux, les enfants auront le plaisir de prendre une leçon de navigation, finalement ils ne quitteront plus la barre, sauf bien sûr, dans les approches difficiles. 20120720-150907.jpgPour le déjeuner, deuxième arrêt sur une plage de sable blanc, avec de superbes coraux en guise d’apéritif. Après avoir avalé notre repas acheté au warung de Riung et composé de riz blanc, de légumes, de poisson grillé et d’une petite sauce curry, les locaux nous proposeront de goûter à la seiche grillée au barbecue, pêchée quelques instants plus tôt. On se régale, puis on lézarde sur la plage, on retourne à l’eau, profiter des coraux et des bébés rascasses. Dans l’après 20120720-150742.jpgmidi, on met le cap sur une île de l’autre côté de la baie pour aller observer une colonie de chauve souris géantes. Arrivés sur place, les enfants se font un plaisir de crier, taper, afin de faire le plus de bruit possible, le but étant d’embêter les copains de Batman et de les voir s’envoler pour s’éloigner un peu du vacarme. Mission réussie sans difficulté pour Lila et Milo, nous verrons une nuée de chauve souris prendre les airs. On peut dire qu’elles sont nombreuses et de belle dimension. Tout un spectacle.

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 Part IV : Ende ou this is the end … ou presque

Départ à la fraîche, au lever du soleil, toujours en bus local pour rejoindre Ende qui se trouve cette fois ci sur la côte sud. Toujours de beau paysage, plus aride pour commencer puis de nouveau verdoyant en rentrant dans les terres. Toujours des routes de m…., bref la routine ou presque. L’intérêt principal de la ville réside dans son port de pêche animé et dans le fait que peu de gens s’y arrêtent, préférant directement rejoindre Moni, point de départ pour l’ascension du Kelimutu et ses lacs colorés.

Lors de notre petite promenade en direction du marché, nous serons attirés par la musique chaleureuse qui retentit aux abords d’une église. Nous approchons et nous nous voyons conviés à assister à une répétition de la communauté catholique en vue d’un spectacle programmé quelques jours plus tard. Un orchestre accompagne un chœur et une troupe de danseurs, dans un registre proche du Gospel. C’est agréable de voir et d’entendre une foi bien vivante et si positive. Nous repartons vers le centre ville et cette fois, nous sommes interpellés par un Christ surmontant un globe terrestre avec les inscriptions « Christus Rex Mundi », sorte de Corcovado local sur le parvis de la cathédrale. Nous remettrons finalement au lendemain la visite du marché, la nuit tombant et nos estomacs sur pattes réclamant la becquée.

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Nous repartons donc de bon matin vers le marché aux poissons. C’est vraiment le centre névralgique de la ville, on y retrouve l’animation, les embouteillages, les odeurs fortes et les couleurs vives. Première halte près d’une natte où des hommes jouent aux dominos avec des cartes à jouer. Notre passage avec nos deux frimousses blondes faisant toujours sensation. Les femmes quittent leur stand pour tirer les joues ou toucher les cheveux de Milo. Les jeunes garçons toujours aussi impressionnés au passage de Lila. Nous parcourons la partie fruits et légumes, avant de rejoindre le quartier des poissonniers. Ce sont les pêcheurs qui nous interpellent pour que Karine les prenne en photo avec leurs plus belles prises, au menu, barracudas, requins, marlins, thons, raies et même un dauphin… et oui. Lila, légèrement indisposée, préfère faire halte auprès de joueurs d’échecs. C’est rapidement l’attroupement, Milo l’ayant rejoint. Ils se verront même proposer de faire quelques parties, le temps pour les locaux de prendre quelques photos de ces charmants visiteurs.

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Nous aurions pu également aller voir les plages de galets bleus, très prisés des japonais qui s’en font livrer des tonnes pour décorer leurs intérieurs, ou encore visiter le joli village traditionnel de Wolotopo et ses maisons longues, ornées de sculptures de femmes pendant et après la maternité, mais l’envie et le courage nous manquent et nous préférons partager pleinement des moments simples avec les populations locales, que de se ruer sur n’importe quelle pierre indiquée dans le Lonely Planet. Le temps a fait son œuvre et nos centres d’intérêt ont changé depuis notre départ, il y a neuf mois maintenant…

Part V : Moni, ses volcans, ses lacs colorés et « ses bambu super potatoes »

Après notre repas avalé dans le warung de la gare routière (sorte de petit lolo ou paillotte essentiellement destiné à une clientèle locale), nous embarquons à bord d’un bus bondé. Karine n’a même pas de place à proprement parlé, elle fera d’ailleurs une bonne partie du trajet sur le toit…au milieu des sacs de riz et des derniers locaux montés à bord. On se dit que la fin du voyage n’aura pas que des mauvais côtés… Derrière moi, je vois deux petites têtes blondes accompagnées de leurs parents, j’engage la conversation, c’est une famille française installée à Jakarta depuis trois ans, actuellement en vacances sur Flores. Ils se rendent également à Moni, situé à trois heures de route vers l’intérieur des terres. Encore une fois, les paysages sont somptueux, des gorges et ravines enserrées de montagnes verdoyantes, ça et là, des maisons posées en équilibre. Ce décor nous rappelle l’île de la Réunion. A mesure que nous prenons de l’altitude, les nuages et le brouillard nous entourent puis une pluie fine commence à tomber, sur le bus et sur Karine qui est toujours sur le toit… Nous arrivons dans la mélasse au petit village de Moni, situé à 600m d’altitude.

Le temps me nous donne pas trop envie d’entamer une promenade, nous restons donc à la terrasse de notre hôtel et laissons jouer les enfants avec leurs nouveaux compagnons de jeu, Marius bientôt 4 ans et Alix, 2 ans. Nous voyons passer un petit garçon avec, à la main, une queue de bœuf fraîchement coupée, puis un cortège d’hommes, avec le reste de l’animal suspendu à deux gros bambous. Ils viennent s’installer sous un appentis, juste en contrebas de l’hôtel, pour débiter la bête. En effet, une fête se prépare pour les deux jours à venir. Nous assisterons, petits et grands, à cet incroyable spectacle pour nous et quoi que très naturel pour les gens du village.

Puis c’est au tour de Arram, de venir nous rendre visite sur notre terrasse, pour nous vanter les mérites de son restaurant, le Bambu. Il nous dit proposer un repas de qualité et unique dans la région. Son anglais est très correct, il nous parle de riz organique venant des montagnes, de soupes de légumes aromatisées de lait de coco, de citronnelle, d’épices et d’herbes cueillies au bord de la rivière. Le tarif n’est pas donné, on se regarde avec nos voisins de chambrée français, hésitants. Nous acceptons finalement en négociant un peu le tarif, son invitation. Le rendez vous est pris pour le soir même à 19h00. Il nous demande une petite avance pour faire quelques courses, il nous fait un plan sur un bout de papier pour rejoindre son restaurant… on se dit que l’arnaque n’est pas loin, mais on prend le risque. Ce jeune homme nous a très bien vendu son dîner. Et le soir venu, nous trouvons finalement l’adresse indiquée, une sorte de boui-boui qui ne paye pas de mine. Mais lorsque les plats sont disposés sur la table, on sent que l’on ne s’est pas trompés. Festival d’odeurs, de saveurs, la soupe est divine, le riz excellent, une salade de fleur de bananier relevée d’herbes et de coco râpée s’avère être un délice, le tofu et le poulet préparés dans une sorte de sauce curry sont à tomber. Pour arroser le tout, la traditionnelle Bintang Beer et pour la digestion, un thé à la citronnelle. On ne regrette vraiment pas d’être venus et le patron est tellement charmant que l’on décide de remettre ça le lendemain midi pour fêter notre matinée passée sur le Kelimutu et ses trois lacs. Mais attention, pour nous convaincre totalement, Arram, notre hôte, nous précise que le menu sera totalement différent, soupe de potiron, lait de coco et citronnelle, bien sûr, salade d’herbes sauvages réhaussée d’épices, de coco rapée, of course, riz agrémenté de pois, tofu et poulet, mais surtout, les « bambu super potatoes », en guise d’apothéose. Notre hôte assure le spectacle, et nous tient en haleine, tel un conteur face à une horde d’enfants envoutés. Nous repartons le sourire aux lèvres, les papilles ravies et l’estomac comblé… Vivement demain.

Il est temps d’aller se coucher, mais nous découvrons que la grande fête du village a déjà commencé, et la boite de nuit est installée… sous nos fenêtres. Au milieu de la nuit, alors que le calme règne enfin, un violent orage éclate. Ca semble compromis pour notre ascension du lendemain. Nous avons d’ailleurs rencontré pas mal de monde revenant du Kelimutu et qui n’ont pu apprécier ni le volcan, ni les lacs…
Finalement au lever, le ciel s’est partiellement dégagé. Après le petit déjeuner, nous embarquons à bord d’un bemo avec nos nouveaux compagnons de route à l’assaut du volcan. Arrivés sur place, et après une petite demi heure de marche, nous atteignons les bords du premier cratère… dans le brouillard. Puis nous commençons à distinguer le premier lac, aux eaux bleu azur, puis un deuxième, dans les mêmes tons mais plus laiteux. Lorsque nous atteignons le deuxième point de vue, offrant un panorama sur les trois lacs, le ciel s’est dégagé, le brouillard dissipé et un beau ciel bleu apparaît. Le soleil commence même à nous réchauffer et nous restons là, une bonne partie de la matinée à profiter du superbe paysage. Le troisième lac, légèrement à l’écart, revêt une couleur vert sombre. Dans l’un des lacs, on distingue des taches de souffre en surface, on dirait un pot de peinture glycero mal mélangé. Selon la luminosité et l’ombre portée des nuages, le spectacle est en perpétuel changement. On ne se lassera pas d’admirer cette féerie.

Puis il est temps de redescendre au village, où nous attendent un bon repas et nos fameuses potatoes… Nous étions partis pour faire le trajet retour à pied, mais au bout de deux heures de marche et à peine un quart du trajet accompli, nous faisons finalement du stop et un gentil conducteur de bemo nous déposera à l’entrée du village. Encore un petit effort et nous voici attablés, prêts à déguster de nouveaux mets. Encore une fois, nous ne serons pas déçus, sauf peut être par les « bambu super potatoes », mais notre hôte nous les avait tellement bien vendues et le reste du menu était tellement savoureux, que cela restera un détail.
Dans l’après midi, on se met en quête des sources d’eau chaude (une spécialité en Indonésie, mais c’est normal avec ses 17000 iles et presque autant de volcans actifs, c’est un peu comme notre Islande à nous, hein tata…la pneumonie en moins… j’espère que tu es totalement remise). Finalement, on nous indique une cascade à la sortie du village, on s’en contentera. L’eau est d’ailleurs assez tiède. On en profite pour faire la toilette (une habitude maintenant dans les villages d’altitude). Voilà Moni, c’est fini.

Thaïlande, acte 3

Dernier volet en 3 actes de nos aventures thaïlandaises, désolé pour ce retour en arrière, j’espère au moins que je ne vous ai pas perdus…

20120713-121420.jpg14 mai : 4h de bus, 1h de bateau et nous voici dans une petite île bien tranquille dans le golfe de Thaïlande. On se posera 1 semaine dans un petit bungalow face à la plage, et je dois dire que ça sent vraiment les vacances, on avait prévenu les enfants, on terminera le voyage par 3 mois de plage, ben voilà, on y est, dans le dernier tiers de notre voyage !

Je profite de cette semaine pour passer mon premier niveau de plongée, puis finalement le 2ème aussi… Je suis tel un poisson dans l’eau, entre tortues, raies, poissons clown… J’irais même visiter l’épave d’un bateau de la 2ème guerre mondiale, dont la faune aquatique a pris possession, une vraie merveille.

Nous retrouvons à Koh Tao, Thomas et Nadia rencontrés à Don Khone au Laos, comme le monde est petit quand on voyage, cela nous est arrivé régulièrement de revoir des personnes déjà rencontrées auparavant dans le même pays, voir dans un autre pays. Comme par exemple Paul que nous avions rencontrés dans les rizières au sud du Yunnan, et que nous avons retrouvé sur les temples d’Angkor !

Koh Tao est un vrai petit havre de paix, enfin en basse saison, car j’imagine la cohue de touristes en haute saison et surtout les centaines de plongeurs envahissants l’île et ses récifs, l’ île est réputée pour donner le plus de diplômes open water au monde !!! Dire que c’était avant une prison, où les bagnards étaient laissés à l’abandon sur cette île entourée de requins ! On peut d’ailleurs encore en voir, et Lila aura la chance d’en voir un. Pour ma part, je n’aurais vu que les serpents !

Un seul problème ici, pas de sticky Rice mango, tant pis, je me rabattrai sur les rotis sorte de crêpe/pancake faite à partir de … Les boules de l’énigme n°5…Elles sont ensuite aplaties et cuites sur une plaque ressemblant étrangement à nos biligs. On y rajoute du beurre asiatique soit une espèce de margarine ( beurk), et du Nutella (miam) et le tour est joué, les enfants en étaient fans

.

Entre 2 plongées, nous louerons des scooters pour essayer de faire le tour de l’île, mais nous ne pourrons aller bien loin, les routes sont tellement pourris et surtout tellement pentues, je dois dire que je n’étais pas rassurée, même Lila a préfèré descendre du scooter dans les descentes !

Nous serions bien restés un peu plus longtemps dans ce petit paradis, mais nous avons beaucoup mieux à faire : aller rejoindre ma mère et ma sœur à Krabie. Nous partons en bateau de nuit pour les rejoindre …. On nous avait vendu des billets couchettes, et effectivement, on nous a pas menti, sur le pont ce sont des dizaines de matelas à même le sol, franchement je m’attendais à pire. Nous arrivons au petit matin à Suratthani puis bus jusqu’à à Krabie.

La région est magnifique, nous retrouvons les monts karstiques, malheureusement nous ne retrouvons pas le soleil ! Nous aurions peut être du ouvrir le guide avant de donner rendez vous dans cette région, c’est la saison des pluies ! Et ici la saison des pluies c’est un peu comme Nantes au mois de novembre … Avec quelques degrés en plus, tout de même.
On se pose à l’hôtel, bizarrement pas un autre client ici. Pourtant l’endroit est magique, mais on comprendra bien vite pourquoi, impossible de se baigner, la mer est agitée et pas très propre, et entre 2 averses, nous avons un peu de soleil ! Mais nous nous passerons de soleil, il est déjà dans nos cœurs à l’idée de retrouver mamy et tata ( oh c’est beau ça ). Elles arrivent enfin, effusion de joie, embrassade et petit déjeuner !

On les laisse se reposer une journée, que nous finissons avec un apéro mi thai/mi français, au menu, saucisson, fromage, nems et riz frit ! le tout arrosé de Chang. On aurait bien bu un bon verre de rouge, mais pas de tire bouchon pour ouvrir la bouteille ramenée par mamie !

Le lendemain nous partons en bateau pour visiter les îles ( île du poulet, Koh phi phi et Koh je sais plus quoi), on part dans un hors bord qui volera littéralement sur l’eau, ça fait rire Milo, un peu moins Mamie. Elle rigolera encore moins quand après un arrêt sur une île, on verra un de ces gros hors bord s’échouer sur la plage avec tous ses occupants tant la houle est forte ! Impressionnant je dois dire de voir ces gens littéralement voler d’un côté à l’autre du bateau.
Mais les paysages lui font oublier le reste. Et puis grande première pour mamie qui mettra masque et tuba pour aller dire bonjour aux poissons, petite appréhension au début, mais très vite oubliée devant le spectacle qui s’offre devant elle. Elle est tel Milo :  » waouh, regarde là, et là, Waouh c’est beau »
Déjeuner à koh Phi Phi, ça fait rêver, mais c’est pourtant pas si beau, et surtout très champs Élysée un soir de victoire !

La houle est si forte que nous ne pourrons même pas aller voir « The Beach  » et surtout Leonardo (certains me comprendront). Grosse déception
Le lendemain après avoir subi la pluie toute la matinée, nous décidons de partir pour Koh Lanta, allons nous y survivre ???
Il nous faudra boire beaucoup de Mojito, et une bonne bouteille de vin blanc (merci Flo) pour oublier le temps pourri. Heureusement celle-ci est à vis, car toujours pas de tire bouchon ici !

Pour le plaisir de sa belle maman, Fred se transformera tour à tour en chauffeur de pick up, coiffeur et conducteur de tuk tuk… Sans problème pour les 2 premiers, le 3ème sera un peu plus difficile au début, pas facile de conduire une mobylette sur laquelle est greffée un salon à roulettes dans lequel nous logerons 4 adultes et 2 enfants ! Bon d’accord il faudra que Mamie descende pour pousser dans les côtes, mais quelle rigolade.

Nous aurons le droit aussi à la petite tempête ! Alors que nous sommes tranquillement en train de nous baigner dans la piscine, on voit au loin les nuages arriver pour une énième averse pensons nous, mais que nenni ce sera un très gros coup de vent qui prendra tout sur son passage,même la cabane en train d’être construite à côté de la piscine. Et Fred, tel un film au ralenti verra s’avancer cette cabane vers lui, il aura juste le temps de plonger sous l’eau avec les enfants avant que la cabane n’atterrisse à 2m de lui ! Plus de peur que de mal heureusement…
Un bon Mojito et ça repart, sauf l’électricité qui elle ne reviendra pas avant le lendemain, nous aurons alors le droit à notre curry fait à la lumière d’une frontale, et il était excellent, ils sont fort ces asiatiaques.


Tiens en passant, une petite recette de la salade thaï : la salade de papaye verte, que vous pouvez remplacer par : concombre, pomme verte, mangue, choux blanc…. Une vraie merveille l’été.

La salade de papaye
Ingrédients ( pour 1 personne) : 100g de papaye ou autre , 1 gousse d’ail, 1 piment, 20g de haricot long chinois ou au pire d’haricot vert, le plus important étant de les couper en morceaux de 3 cm et en biais, 30g de tomates cerises coupées en 2, 1cs sucre, 1cc de sauce poisson, 1 et 1/2 cc citron vert, 1cc de cacahouète grillées.

Écrasée l’ail et le piment , ajouter haricots et écraser encore. Rajouter tomate, assaisonner avec sucre, sauce poisson et citron vert. Mélanger . Ajouter la papaye et bien remuer.
Servez en rajoutant les cacahouètes sur le dessus.

La base de cette recette et le pilon dans lequel il est fait ici, car il n’est quasiment jamais lavé dans la journée, il garde donc toutes les saveurs de ceux précédemment fait. Dans notre cas, nous demandions toujours sans piment et pourtant ça arrachait toujours !

Retour sur Krabie le temps de manger chez Burger King (!), puis il est temps de se séparer malheureusement, car on était bien, tous ensemble.

De notre côté nous restons à Krabie encore une nuit avant de rejoindre Phuket. Juste le temps de boire enfin cette bouteille de rouge amenée par maman… (dites les filles, vous y avez cru au fait qu’on ne trouve pas de tire bouchon en Thailande ? Vous pensiez tout de même pas qu’on allait partager avec vous une aussi bonne bouteille de vin rouge ;))

Après une nuit à Phuket, qui ne nous laissera pas un grand souvenir, on part pour une autre destination, décidée quels jours seulement auparavant, l’Indonésie et plus précisement Lombok, à l’est de Bali.

En route pour la 6ème…

Enfin c’est les vacances,après cette année scolaire pas comme les autres :

Maîtresse remplacée par une maman et un papa un peu plus exigeants.
Salle de classe changée toutes les semaines et pas très calme :une cuisine en Chine, un bar au Laos…
Toute seule à étudier, personne avec qui bavarder …
Travaille que l’après-midi, des fois une semaine entière sans m’arrêter. Pas de vacances ,si des fois deux trois jours mais très peu.
Un livre par matière

Au début ce n’était pas très facile mais après je me suis habituée et j’ai pris goût à travailler dans ces conditions, mais j’ai quand même hâte de retrouver les salles de classe normales et une vrai école avec de meilleures conditions de travail. Et j’ai surtout hâte de retrouver mais copines.

Je vient d’apprendre que je passe en 6eme. Je suis vraiment très contente de moi. Je remercie tous ceux qui nous ont aidés à envoyer les évaluations. ( dans l’ordre d’apparition : Dom et Philippe, Tata, Clément, Jacques et Michelle et mamie ) Je remercie aussi papy et Inge pour l’envoi des corrections …

Voici une photo par pays : Chine (Yanghsuo) Vietnam(HCMV), Cambodge (Siem Reap), Laos (sur le Mékong), Birmanie(Kalaw), Thailande (Hua Hin), Indonésie ( Gili Air)

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Lombok / Flores, la croisière s’amuse …

Je dédie cet article à Marie Claude qui était une lectrice acharnée de notre blog, qui nous a quittée pour un voyage dont on ne revient pas.

Nous voici enfin à terre, après 4 jours en mer, où j’ai passé la nuit la plus longue de ma vie!
Nous partons donc de Gili Air jeudi matin, un peu tristes de quitter l’île et toute l’équipe du Santay qui aura été notre famille pendant ces 18 jours, mais ravis de partir vers de nouvelles découvertes. Le non-mouvement crée chez les enfants, une lassitude du voyage. Même si les journées sont bien remplies, qu’ils s’émerveillent devant les poissons et tortues, le mal du pays et des copains se fait ressentir de plus en plus.

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Après 15 min de bateau, et 3h de bus, nous voici au port, on y voit que des bateaux de pêche et 2 petits bateaux qui ressemblent à des préfabriqués posés sur une coque de bateau. C’est dans l’un d’eux que nous partons, moi qui suis très à l’aise sur l’eau comme vous le savez, je suis ravie…
Le confort est sommaire, une cuisine (ouf), un toilette, et un dortoir au dessus de la cabine de pilotage, un peu boîte de sardines sur l’eau !
Nous sommes 20 sur le bateau et comme par miracle, nous y retrouvons 2 autres familles françaises . Bizarrement, nous n’en avons pas rencontrées tant que ça durant ces 9 mois, et là, nous avons 5 petits français et un bébé à bord … Une des familles finit son tour du monde dans 15 jours (salut le ch’nord) et l’autre l’a débuté il y a 15 jours (salut les sudistes). Tout ça pour dire que même avec des enfants, rien n’est impossible (moi j’dis ça, j’dis rien).
15h, c’est parti pour 5h de navigation, on nous avait vendu un moment de baignade le premier jour, mais je crois que c’est tombé à l’eau (:))
La mer n’est pas des plus calme, mais ça passe encore. Je flippe un peu avec les enfants forcément, j’aimerais bien arriver à bon port avec les 2, mais de leur côté pas de souci, ils sont surtout heureux d’avoir des copains. Ils ont trouvé leur terrain de jeux, ce sera le dortoir.

Après un repas de curry de thon excellent, pris à même le sol sur un tapis, je m’écroule sur le pont avec Milo à mes côtés. 1h30 je suis réveillée par le démarrage du moteur, alors que nous ne devions partir qu’à 4h. Je me retourne, plus de Milo, petit moment de panique à faire le tour du bateau (heureusement il est pas grand) et je le retrouve finalement endormi à côté de sa sœur. Impossible pour moi de fermer l’oeil, je passe donc 2h à contempler le ciel et les nombreuses étoiles filantes, un pur moment de bonheur à moi.
Nous arrivons vers l’île de Moyo au lever du jour, après un bon petit dej, nous voici partis explorer la jungle à la recherche d’une cascade. 10 mn de marche, nous voici devant une petite cascade, c’est sur qu’après le Laos, elles nous paraissent toutes fades, mais on sera ravis de sa fraîcheur.

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L’après-midi, nous partons visiter l’île de Satonda et son lac, où les enfants feront un radeau de bambou . L’histoire de ce lac est assez incroyable , c’est un cratère de volcan qui a été rempli d’eau de mer par une vague de tsunami.


Nous profitons aussi des fonds marins, c’est un vrai feu d’artifice de poissons, Milo tombera sur une famille de Nemo, le bonheur.

20120707-111327.jpgNous quittons l’île et ses poissons pour 18h de traversée non stop de Sumbawa à Komodo. Je sens que la nuit va être longue! Pour passer le temps, je vais en cuisine avec l’équipage et en profite pour récupérer une autre façon de faire la sambal ( même chose que la recette que je vous ai donné, mais on rajoute du chili non pimenté (sorte de poivron long, ça adoucit et donne un petit goût sucré), et la recette du Nasi Goreng (riz frit indonésien) que je vous livrerai plus tard.

Comme la veille, je préfère dormir sur le pont avec Milo, l’air y est plus frais et la houle moins importante. Briefing au préalable : si jamais il bouge dans la nuit, il me réveille !
Minuit, les vagues arrivent jusqu’à notre lit ! On monte s’abriter dans le dortoir alors que la houle s’intensifie. Je sens mon cœur qui commence à crier au secours, mais je résiste, pas facile d’être maman des fois.
1h30, Milo me réveille, il a rêvé qu’il était aux toilettes, mais il l’a juste rêvé ! Me voici donc à enlever pyjama, draps et couverture, et forcément pas de rechange à côté de moi, vu que les valises sont dans la cale avec l’essence (!) mais bon c’est pas comme s’il faisait froid à cause du vent et que j’avais le mal de mer ! Je résiste toujours, mais je prends vraiment sur moi.
2h30, la houle se fait de plus en plus grosse, et nous finirons par jouer au bowling, sauf que les boules c’est nous et les quilles, les autres dormeurs ! Je fais de gros efforts pour rester zen, mais dans me tête, je me dis que finalement j’étais bien à Nantes… Et Milo à côté, qui pleure, qui a peur, qui veut rentrer à Nantes et qui ne veut plus jamais faire de voyage de sa vie! Ça dure, peut être pas si longtemps que ça, mais une éternité pour moi. Je laisse Milo dans les bras sécurisants de son papa, pour aller donner à manger aux poissons… Je finirai par dormir sur la table de la cuisine, finalement le seul endroit où je me sens bien…
Au petit matin, tout est calme, Milo a retrouvé ses esprits « c’était dur cette nuit, mais maintenant ça va, on peut continuer; », de mon côté, je suis plus qu’heureuse de voir le soleil se lever.

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30 juin, après une magnifique plongée en snorkling où nous croisons poissons clowns, rascasse, barracuda, et un corail incroyable, il est temps d’aller à la rencontre des dragons de Komodo.

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Nous avons déjà rencontré leurs cousins à Gili Air, qui venaient prendre le petit déjeuner tout à côté de notre hôtel, mais il est temps de passer aux choses sérieuses .

Avant même de mettre le pied sur l’île, on nous prévient qu’il est possible que nous n’ayons pas la chance de voir de varans! (ben on est venu pour ça quand même!). Le temps de passer par la caisse pour payer le fameux laisser passer pour l’appareil photo, et de batailler avec le guide pour faire le long trek, nous voici partis explorer l’île. À mi-chemin, le guide nous redemande si on veut vraiment faire le long ! Doit être fatigué le monsieur. Il trouvera tout de même le moyen de nous faire prendre des raccourcis et de faire moins long que prévu, mais surtout de passer à côté d’un varan sans même le voir! C’est eagle-eye Damien (un des papas français), qu’il l’apercevra. Par contre, le guide sera fort pour énerver le varan et se faire manger sa tong (gober même)! Bref, il devrait plutôt travailler dans un cirque que dans une réserve naturelle, où à priori on vient pour y voir l’animal évoluer dans son environnement naturel.

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Nous verrons un 2ème varan… Près des cuisines ! À priori il y a trouve sa place, et il n’en bouge pas. Petite déception donc pour l’île de Komodo, finalement ceux de Gili Air étaient pas si mal, on espère mieux à Rinca demain. Mais ne nous plaignions pas, Nous avons vu de beaux spécimens de biches et de cerfs… Exotique, non ?
Nous sommes accompagnés jusqu’à la baie où nous passerons la nuit, par un vol de chauve souris et un coucher de soleil magnifique. Au diner, poulet sauce aigre douce. le poulet est plus que frais, ça fait 3 jours qu’il voyage dans une cage accrochée derrière le bateau…La nuit est des plus calme, mon dieu que ça fait du bien.

20120707-111112.jpgDernière journée de visite, nous nous attaquons ce matin à Rinca, qui héberge aussi des varans à priori plus agressifs que ceux de Komodo. On nous le fait d’ailleurs bien ressentir à notre arrivée, devant notre petite bande d’enfants. ; »vous gardez bien les enfants entourés d’adultes, qu’ils ne courent pas et ne crient pas »; (pas sûr qu’on revienne avec Milo!), dès que l’un d’eux veut aller aux toilettes, ils l’escortent bref, ils font monter la pression. Au moment de partir pour le long trek et après avoir attendu 1h, on nous explique que le long trek est trop dangereux avec les enfants, on se rabat donc sur le moyen. Un des guides aura même le culot de nous demander si ; » c’est ok pour vous d’aller à la cafétéria et de revenir ? « ; non mais je rêve, on aurait failli mourir sur un bateau pour aller à la cafétéria de l’île de Rinca! Bref, on part tout de même après avoir laissé passer tous les autres groupes, autant dire nos chances de voir les varans sont minces, on a bien pensé laisser Arthur, le bébé au milieu d’un champs et attendre de voir les varans arrivés, mais les parents n’étaient pas plus d’accord que ça.
1h30 de balade, résultat: 1 cochon sauvage, des poules sauvages et un magnifique ficus dans lequel un palmier avait pris racine … Heureusement, nous arrivons à la cafet, où nous attendent tous les varans… Nous ne les trouvons pas beaucoup plus sauvages que ceux de Komodo, mais les guides nous font prendre mille précautions encore une fois avec les enfants (il paraîtrait que les varans les prennent pour des biches !).
On repart tout de même ravis d’avoir vu les fameux dragons.

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Nous finissons notre périple par une île déserte digne des plus belles cartes postales, nuance de bleu sur fond de montagne…

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Nous arrivons milieu d’après midi à Flores. Pour des raisons économiques, nous décidons de passer la nuit sur le bateau (on s’apercevra ensuite que tous les hôtels sont complets de toute façon). Ça sera tout de même une sacrée erreur, pas de houle, c’est le côté positif. Par contre, le bateau d’à côté a décidé de fêter l’arrivée au port jusqu’à 3h du mat, s’en suit séance de vomissage puis de lavage de pont à grands coups de seaux d’eau… Je me rendors, mais pas pour longtemps, puisque qu’à 4h30 commence l’appel à la prière ! (tous les guides disent pourtant que Flores est catholique), 3 mosquées se battent pour savoir à qui chantera le plus fort! Et pour couronner le tout, les supporters de l’Espagne crient leur joie…
Le lendemain matin, il est temps de dire au revoir à nos compagnons de galère et d’aller prendre une douche…

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Fini l’Air, à nous l’eau…

Et bien voilà, cela fait maintenant 17 jours que nous sommes à gili Air, plus grosse étape du tour ! Un vrai piège que cette petite île, où il fait bon vivre sans aucune pollution sonore, visuelle ou olfactive, ici seul le clapotis des vagues vient perturber votre sieste ( euh et un peu les coqs et les appels à la prière aussi ), il n’y a que mer bleue et montagnes à perte de vue, et l’odeur du saté pour vous chatouiller les narines … Nous aurons profité pleinement des tortues, j’aurais fait de belles plongées parmi requins, raies, poissons clowns, murènes, poisson scorpion, empereur, ne manque que les hippocampes que mes yeux non aguerris n’aurons pas réussi à trouver ….. Nous aurons eu l’occasion de fêter tranquillement mon anniversaire avec un vrai gâteau au chocolat, et Fred aura fait l’ascension du mont Rinjiani, il en est revenu fourbu, je lui laisse vous conter son périple.

 » 19 juin : Je laisse donc la petite famille coulée des jours tranquilles dans ce petit paradis terrestre et aquatique que sont les îles Gili, pour rejoindre la grande île de Lombok pour un trek de trois jours dans les hauteurs. Après une courte traversée en bateau et une bonne heure de voiture, me voici dans le village de Senaru à 600 m d’altitude , lieu de départ de mon trek. Le lendemain matin débute notre ascension, nous empruntons des sentiers au travers de plantations de café et de cacao. Nous sommes accompagnés d’un guide et de trois porteurs, ainsi que trois autres personnes, d’autres gens devant nous rejoindre plus loin. Sur la fin de matinée, une petite pluie commence à tomber. Au moment de la pause déjeuner, la pluie s’intensifie. Plusieurs groupes sont déjà là et certains sont en fait sur le retour, des intempéries sur le campement les ayant obligés à faire demi tour sans pouvoir atteindre le volcan , ni le sommet… Le froid se fait déjà sentir, le thé et le repas qui nous sont servis , sont les bienvenus. L’heure tourne et il nous faut repartir, malgré la pluie. Nous évoluons toujours dans une épaisse forêt et la pluie se calme enfin. Nous sortons de la forêt pour rejoindre la lande, le brouillard au dessus de nos têtes nous empêchent de discerner le paysage. En fin d’après midi, nous rejoignons le campement situé à 2000 m d’altitude, nos porteurs installent les tentes, récoltent du bois (humide évidemment) afin de préparer le feu et le repas. Le ciel se dégage, nous pouvons enfin apercevoir les reliefs des montagnes et de l’île en contre bas. Dès la tombée de la nuit, le froid et l’humidité se font sentir, nous prenons une bon repas devant le feu puis couchage, on ne fera pas de vieux os. J’avoue avoir plutôt bien dormi, au réveil, le temps est dégagé, nous avalons un bon petit déjeuner et café, puis nous repartons pour rejoindre le cratère où nous devions initialement passer la nuit, mais les intempéries nous avaient ralenties. La pente est raide, les sentiers sont glissants et boueux mais le paysage, lorsque nous parvenons au bord du cratère, est magnifique. On distingue l’ensemble du cratère dominé par le sommet et en contre bas, un lac en forme de lune, encerclant un jeune volcan dont s’échappent quelques fumerolles. Pas mal.
Nous entamons désormais une descente escarpée à l’intérieur du cratère pour rejoindre les bords du lac, situé à 2000 m, où nous ferons la pause déjeuner. Le ciel commence à se charger légèrement, à notre arrivée au lac, il fait gris, mais une grande réjouissance nous attend. Des sources d’eau chaude ainsi qu’une cascade nous attendent à 10 minutes de là, le temps que le repas se prépare.

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Nous partons donc avec le groupe constitué de deux couples anglo saxons et d’un belge et d’un coréen avec lesquels je ferai l’essentiel de cette escapade. Nous contournons une cascade d’une dizaine de mètres de hauteur pour rejoindre, en contrebas, un méandre de la rivière où de petites piscines naturelles nous attendent. Ici, l’eau chaude remonte à travers des fissures dans la roche, on voit des bulles d’eau chaude remontée à la surface ou affleurer de la roche, le mélange avec l’eau de la rivière provenant du lac donne des bains très agréables. On s’y prélasse pendant un bon moment. Enfin le guide nous fait savoir que la récréation est finie, que le repas est prêt. Après déjeuner, nous quittons les bords du lac et reprenons l’ascension du cratère pour rejoindre notre campement situé à 2600 m d’altitude. Le temps se charge encore et cette fois, la pluie reprend. Le sentier est toujours très escarpé et glissant. Nous évoluons sur une alternance de chemin de terre (ou de boue) et de pierriers. Il nous faut parfois nous tenir avec les mains afin de franchir les dénivelés importants. Milieu d’après midi, la pluie cesse mais le froid et l’humidité sont bien présents. Nous rejoignons enfin le campement et le ciel se dégage, laissant apparaître en contrebas, une mer de nuage et autour de nous, les sommets dont le Rinjiani culminant à plus de 3700 m d’altitude. Le soleil réchauffe nos corps et nos habits trempés de sueur et de pluie. Un bon moment de détente, après une journée intense. Le campement est maintenant installé, le feu est lancé et nous assistons à un joli coucher de soleil avec toujours cette mer de nuage en contrebas et des nuages au dessus de nous se formant, puis disparaissant, dévoilant à la dérobée, les sommets et le soleil.

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La lune apparaît à son tour, puis les premières étoiles, enfin, le ciel se dégage totalement. Nous prenons notre repas dans la foulée, regroupés sous une bâche tendue, prêt du feu. Puis il faut vite aller se coucher car demain, lever à 02h30 du matin pour l’ascension au sommet… J’en profite quand même cinq minutes pour regarder la voie lactée au dessus de nous.
Le sommeil vient vite, la fatigue aidant. Le réveil sonne, on avale un thé bien chaud et quelques biscuits puis nous voilà partis (nous ne serons que trois, à la finale à faire l’ascension, mes deux compagnons belgo-coréens et moi même), avec nos lampes frontales pour 1000 m de dénivelé.
La montée se révèle très difficile, plus aucune végétation autour de nous, la terre a laissé place à une couche de graviers, poussière et petites roches de lave. On s’enfonce et on glisse au fur et à mesure que l’on avance. Après trois heures d’ascension intense sous un ciel étoilé, nous arrivons enfin au sommet. Un vent glacial souffle et les premières lueurs apparaissent à l’est. On commence à distinguer autour de nous, le cratère, le lac, les contours de l’île, puis les îles Gili et Bali à l’ouest, ainsi que Sumbawa et les îles de la sonde à l’est. Les conditions sont idéales, on reprend notre souffle et repose nos muscles pendant que le soleil commence à apparaître. On en profite pour prendre quelques photos.

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Le soleil nous réchauffe, on est content d’avoir fini cette ascension. Pour la descente, il faut faire comme à ski dans la poudreuse, sur les talons et on glisse. Éprouvant mais très drôle, la descente est grisante jusqu’au campement où un bon petit déjeuner nous attend. La vue est toujours aussi magnifique et dégagée, on se régale. Après le petit déjeuner et un peu de repos, on prend donc le chemin de retour vers Sembalung, petit village à 900 m d’altitude. On retrouve la végétation, la lande d’abord puis la forêt. Nous traverserons quelques rivières de lave, vestiges d’éruptions antérieures. Le sentier est toujours aussi raide et escarpé, ça tire vraiment dans les muscles. Au moment de la pause déjeuner, on s’allonge pour récupérer un peu. Après trois jours éprouvants, il me tarde maintenant de retrouver la petite famille, une bonne douche et la douceur des îles Gili. On repart donc pour les deux dernières heures de marche. Nous retrouvons petit à petit la civilisation, avec quelques cases, des plantations, puis le village se dessine. Enfin nous rejoignons les rizières, les vergers et un parking aux abords du village où attendent gentiment des camions plateau, afin de ramener tout le monde sur Senaru.
J’en profite pour saluer les porteurs qui nous ont accompagnés pendant ces trois jours. Il faut savoir qu’ils se trimballent avec deux énormes paniers fixés sur un bambou de deux mètres, qu’ils portent à l’épaule. Ils sont chaussés d’une paire de tong, vêtus d’un short et d’un T-shirt. Ils sont capables de monter un camp et de lancer un feu sous une pluie battante et avec du bois mouillé. Ils passent la nuit sous une bâche sans couverture, pendant que je dors sous une tente avec un matelas, un duvet et un oreiller. Pas de coupe vent en cas de pluie ou de froid. Ils dévalaient la pente en courant sur les pierres ou sur les sentiers boueux. Des vrais durs , et gentils comme tout en plus.
Encore une bonne heure de route puis une petite traversée et me voici pour le coucher du soleil auprès de ma petite famille, au loin, je distingue Lombok et son massif, je le regarderai différemment maintenant. « 

On aurait pu finir notre voyage ici, mais je ne suis pas sur que nous aurions réussi à repartir. Et puis nous voulons aller voir la où l’océan pacifique et l’océan indien se rejoignent …
Après avoir dit au revoir à nos amies les tortues, nous partons pour Flores demain matin, quatre jours de bateau nous attendent avec un passage par Komodo et ses dragons !

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La Thaïlande et ses délices culinaires rien que pour vous – part 1

Petit retour en arrière donc, sur la Thaïlande . Je vous livre ici nos aventures ainsi que mes joies culinaires, enfin certaines car niveau gastronomie, la Thaïlande est une merveille, et on pourrait y consacrer un blog entier…
Nous revenons de Birmanie le 6 mai, fatigués, mais heureux. Fred ne se sent pas de refaire Bangkok, et comme nous avons été invités à passer quelques jours chez Jacques et Michelle à Hua Hin, il y partira directement avec nos hôtes venus les chercher à l’aéroport. La, je me dois de faire une parenthèse enchantée pour remercier encore une fois Jacques et Michelle pour leur hospitalité 5 cuillères au guide bourgenski…
Fred et les enfants partent donc profiter de la plage de Hua Hin, pendant que je ferais les boutiques de Bangkok à la recherche d’un réparateur d’ordi et de téléphone, car non seulement l’ordi nous a lâché en Birmanie, mais j’ai en plus casse la vitre de mon téléphone. Heureusement Bangkok est plein de ressource, et il ne me faudra que 2 jours pour faire réparer le tout (uniquement 1/2h pour le téléphone !), ce qui me permettra de faire en plus quelques boutiques et quelques emplettes forcément ( nos sacs n’étant pas assez lourd !)
C’est une vrai joie pour moi que de retrouver la cuisine thaï, si savamment épicé, je rencontrerai par pur hasard, un couple de français rencontrés à Mandalay, qui m’emmèneront manger un khao soi exquis. Malheureusement impossible à mettre dans les bons plans, car pas de cartes et dans de toutes petites rues, mais bon le plus important pour vous est d’avoir la recette, et vu que j’avais appris à le faire à Chiang Mai, je vous la livre bien volontiers

khao soi au poulet – recette pour 2
Avant de faire cette recette il faut préparer la pâte de curry, attention chaque plat à son curry, n’aller pas mettre un curry vert dans un phanaeng ou un curry rouge dans un curry vert ! En même temps les ingrédients sont les mêmes pour tous mais dans des quantités différentes !
Pour faire la pâte de curry rouge, il faut : du piment rouge ( entre 3 et 10 en fonction de votre goût pour le piment ), 3 gousses d’ail, 1 petite échalote, 1 bout de 1cm environ de citronnelle, 1 bout de 0,5cm environ de galangal, la même chose de racine de coriandre ( ou une petite cuillère à café de coriandre en poudre), 1/2 cc d’écorce de kaffir lime,( qui est un citron vert mais ridé ), 1/2 cc de poivre en grain, 1 cc de graines de coriandre grillées, 1/2 cc de graines de cumin grillés, 1/2 cc café de pâte de crevette ( si vous ne trouvez pas, vous pouvez remplacer par un demi anchois salé, 1/2 cc de sel.
Émincer le tout, et mettre poivre, graines de coriandre et graines de cumin dans un mortier et piler le tout, ajouter tous les ingrédients sauf la pâte de crevette et piler encore jusqu’à ce que cela fasse un mélange homogène, puis rajouter la pâte de crevette et piler jusqu’à obtenir une pâte lisse. ( maman, le tout peut se faire au blinder ;)). Vous pouvez également garder cette pâte quelques jours au frigo

Vous êtes maintenant prêt à faire votre khao soi, la spécialité du nord de la Thaïlande et qui j’ai appris par la suite vient en fait de Birmanie ! C’est entre le curry et le potage .
Je vous donne la recette classique avec du poulet mais vous pouvez aussi le faire végétarien, au tofu ou avec des crevettes….
Ingrédients :
100 g de poulet coupés en petits morceaux, 2 cc de pâte de curry que vous venez de préparer
2 tasses de lait de coco, 2 cc de sucre, 1 cs de poudre de curry, 1 cc de poudre de curcuma, 1 graine de cardamone, 2 cc de sauce poisson , 2 cs huile, 1/2 cube bouillon poule
200g de bah mi ( nouilles chinoises ) + 100 g pour la déco.

Préparation
Dans un wok, chauffer l’huile, y rajouter la poudre de curry, de curcuma, la cardamone et la pâte de curry rouge. Cuire quelques minutes tout en mélangeant, vous devez sentir l’odeur du piment. Attention à ne pas brûler la pâte .
Ajouter 1 tasse de lait de coco, le cube de bouillon, et cuire à feu moyen pendant quelques minutes, jusqu’à ébullition, puis rajouter le reste de lait de coco.
Mettre le poulet et laisser mijoter tout en tournant jusqu’à ce qu’il soit cuit mais tendre.
Ajouter la sauce poisson, le sucre et le sel. Goûter, et rajouter l’un où l’autre selon votre goût. La saveur du khao soi doit être salée avant tout, pimentée bien sur, mais avec un arrière goût sucré. Attention, il faut que le plat à ce stade soit plus salé que lorsque vous le servirez, sinon il risque d’être fade.
Enlever du feu et laissez de côté, cuire les nouilles, sauf les 100g pour la deco ( en suivant les indications sur le paquet, surtout bien les tremper dans l’eau froide une fois cuite). Mettre de côté.
Dans de l’huile bouillante, faire frire le reste de nouilles, en les ayant farinées au préalable.

Vous êtes prêts à servir votre khao soi : dans un bol, mettre les nouilles cuites dans l’eau, puis versez par dessus le potage, et enfin rajouter par dessus les nouilles frites. Les thaï le servent avec des échalotes émincées, du citron vert, des piments et des pickled. Pour ma part, c’est en trop.

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Revenons donc à Bangkok, et ses boutiques toutes plus délires les unes que les autres, des immeubles de 5 étages entièrement consacrés à l’informatique, des centre commerciaux ou chaque étage correspond à un produit ( vêtement, maroquinerie, deco…), il y a même quasiment un étage pour la bouffe ! L’idée est d’acheter des coupons,et ensuite on peut aller dans n’importe quel stand ( un peu festival comme ambiance ).
Mais finalement au bout de 2 jours sans la petite famille, je commence à m’ennuyer d’eux !
Je pars donc les rejoindre à Hua Hin une des premières stations balnéaires thaïlandaise, connue pour son palais royale d’été, et sa gare coloniale classée.
Nous y passerons 1 bonne semaine qui nous permettra de remettre les batteries à bloc. Ce sera un vrai retour dans le monde d’aujourd’hui, on ira même faire des courses au supermarché ! Une envie de vin nous prend, et bien voilà t’y pas qu’il est interdit d’acheter de l’alcool dans les supermarchés entre 11h et 17h !!! Tant pis ça sera Chang pour tout le monde ( parce que la bière c’est pas de l’alcool…)
Entre baignade, massage, resto japonais, délices thaïlandais et repos, la semaine à Hua Hin passera très vite, nous ne visiterons même pas les environs malgré les propositions de Jacques. Je crois qu’après 8 mois, nous arrivons à saturation des visites, et rêvons tous de calme et de mer. Nous allons tout de même faire un tour au temple Khao Takiab, où la vue sur le golfe est magnifique, mais devant la centaine de marches sous le soleil, je préfère rester avec les enfants à regarder les singes manger leur betterave et essayer d’ouvrir une bouteille de coca…

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Les enfants eux seront ravis, les voisins ont 2 enfants quasiment du même âge qu’eux, Earth et Brees, qu’ils ne quitteront pas de la semaine sauf pour dormir.

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Je retrouve aussi à Hua Hin, mon petit déjeuner préfèré, le riz gluant à la mangue ( qui sonne mieux en anglais : sticky rice mango), un espèce de riz au lait à la mangue, un vrai bonheur d’autant plus qu’ici les mangues sont une vraie merveille, elles fondent dans la bouche, sont sucrées à souhait, bref pas sur d’en manger des comme ça de sitôt, on s’en est donc gavé. Nous avons aussi redécouvert les mangoustines, un fruit entre le litchi et le fruit de la passion peut être .

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Pour les gourmands qui ont les moyens de s’acheter de bonnes mangues en France…voici la fameuse recette. Vous pouvez aussi remplacer les mangues par des pêches, je suis sur que se sera aussi très bon.

Riz gluant à la mangue recette pour 2
Le plus dur est de trouver du sticky rice, qui est un riz spécial, mais je suis sur que toute bonne épicerie asiatique qui se respecte vous en fournira.
Ingrédient : 100g de riz, 1/2 tasse de lait de coco, 2 cs de crème de coco, 2cs de sucre, 1/2 cc de sel, 50g de mangue
La veille, faire tremper le riz dans de l’eau
Le jour même, rincez le riz et le faire cuire à la vapeur pendant 30 min. Normalement on le cuit dans un espèce de cône en bambou, mais vous pouvez aussi le cuire à la vapeur,le tout est que le riz ne touche pas l’eau.
Mélanger lait de coco, sucre, sel ensemble et rajouter le mélange au riz cuit. Laisser reposer 10min.
Puis faire la crème de coco, en faisant bouillir le lait jusqu’à obtenir quelque chose de crémeux.
Une autre façon de faire bien plus simple, une fois le riz cuit, ajouter du lait concentré sucré et du lait de coco mélangé
Servir en mettant le riz d’un côté et la mangue ou les pêches coupées en quartier de l’autre.
Rajouter la crème de coco par dessus, et régalez vous. Désolé pas de photo, il était toujours mange avant même que je prense à la prendre…

Bref après la Birmanie, cette semaine culinaire fut un vrai bonheur, Mais nos hôtes rentrent en France, y il est temps pour nous de repartir plus au sud, à Koh Tao où nous aurons la surprise de retrouver Thomas et Nadia rencontrés lors de notre semaine au 4000 îles.

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Bienvenue au paradis

10 juin, même si nous nous étions habitués aux mobylettes la nuit, que nous nous étions fait à tous les vendeurs de plage essayant de nous vendre bracelet, paréo, massage, excursions… il est temps pour nous d’aller nous retrancher encore un peu plus loin dans l’océan indien : les îles gili, qui regroupe 3 îles , gili Air, gili Meno et gili Trawangan. De notre côté nous choisissons gili Meno qui semble plus calme.
9h, nous prenons le taxi qui nous mènera à l’embarcadère pour prendre le bateau. Arrivés sur place, un homme s’approche pour nous demander de payer la taxe locale, mais commençant à reconnaître l’arnaque quand elle se présente à nous, nous refusons, il baisse le prix, et devant notre refus partira en maugréant…
En arrivant au guichet, on m’indique que le bateau pour Gili Meno est déjà parti, tant pis ce sera Gili Air, le prochain bateau part dès qu’il y a 18 clients, nous sommes 7 pour l’instant… On profitera de l’attente pour discuter avec d’autres voyageurs et recueillir des infos.
11h15, un homme vient nous proposer de nous amener ( pour 30000 par pers, alors que le speed boat est à 20 000 !) selon lui, le bateau ne partira pas avant 13h, on refuse, on est pas pressé. Finalement il revient après 20 min pour nous dire que le bateau est prêt à partir !
Nous voici donc dans un bateau archi plein, qui sert a faire la navette entre les îles, mais aussi à approvisionner les commerçants, nous voyageons donc au milieu des bananes, œufs,tomates…

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Après 15min à ma demander si le bateau ne va pas couler, nous voici au paradis , l’eau est limpide, on peut voir les poissons sans même mettre le nez dans l’eau, ici pas de voiture ni de scooter, à peine quelques vélos.

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Depuis notre arrivée, les jours coulent paisiblement, entre snorkling ( un vrai aquarium naturel ), plage, plongée, jogging, lever de soleil et yoga…le tout accompagné de poisson grillé, et autres délices ( je suis sur le coup pour vous faire partager la recette de la fameuse sauce saté ).

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Dans la découverte de la faune et de la flore, les médaillés sont :
Fred pour « c’est moi qui ait vu la tortue le premier »,
Lila pour « j’ai caressé une tortue  »
Milo pour « j’ai vu le gros lézard en premier »
Karine pour « j’ai nagé avec un requin »

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